Mohamed Amin Benamraoui, le cinéma dans les veines

Mohamed Amin Benamraoui, le cinéma dans les veines

Mohamed Amin Benamraoui vient de franchir un nouveau pas dans sa carrière artistique. Il est retourné très content à Bruxelles où il habite depuis douze ans. Son film «Sellam et Démétran» a reçu, lors du dernier FNF,  trois distinctions: le prix du scénario, le prix de la critique et le prix de la presse.
Sélectionné et primé dans plusieurs festivals internationaux, ce film, en dialecte rifain, a obtenu le Grand prix au dernier festival du cinéma de Martil. Il est ainsi le premier film amazigh à obtenir autant de distinctions. Mohamed Amin ne peut cacher sa joie et sa fierté de cette consécration. Ses deux autres courts métrages amazighs «Kif kif» et «Le mariage à la plage» ont aussi suscité l’admiration du public lors de leur projection dans des manifestations cinématographiques internationales. «La réalisation de ces trois courts métrages constitue une expérience très intéressante pour un jeune cinéaste débutant comme moi. D’ailleurs, le tournage de ces films dans la région de Nador m’a permis de passer beaucoup de temps de Maroc. Ce qui m’encourage de réaliser et d’y tourner davantage de films », confie-t-il.
Dans ses œuvres destinées au cinéma, Mohamed Amin dit : «je traite des thèmes liés à la réalité marocaine. Pour «Sellam et Démétran», j’ai puisé dans mes souvenirs d’enfance et d’autres éléments autobiographiques concernant mon entourage. Tandis que mon film « Le mariage à la plage» traite des problèmes rencontrés par la femme immigrée au Maroc et dans son pays d’accueil».
Passionné de cinéma, Mohamed Amin s’y est adonné très jeune. «J’étais prédestiné, dès mon  jeune âge, à faire ma carrière dans le cinéma. Je tenais dès mon enfance à voir tous les films que présentait la salle de cinéma qui se trouvait en face de chez nous », se souvient-il.
Natif de Zghanghane, Mohamed Amin a fait ses études primaires et secondaires dans la ville de Nador. Il a décidé, une fois son baccalauréat en poche, de rejoindre son père qui travaillait en Belgique pour y suivre ses études en informatique. «Je passais beaucoup de temps à étudier mais sans oublier ma passion pour le cinéma. Je fréquentais les salles de cinéma qui présentaient à l’époque de très beaux films. J’ai vu mon amour pour le cinéma augmenter. Ce qui m’a poussé à m’inscrire à l’Académie des arts à Bruxelles. J’ai réussi à avoir mon diplôme en trois ans », souligne-t-il.
Talentueux et très dynamique, Mohamed Amin a travaillé comme assistant de grands réalisateurs belges. «Ce qui m’a permis de mieux connaître les techniques du cinéma. J’ai réalisé pendant un certain moment des reportages et des émissions pour les chaînes de la télévision belge», dit- il.
Très attaché à ses origines rifaines, Mohamed Amin se prépare  «pour la réalisation de plusieurs projets de films en dialecte rifain et dont le tournage aura lieu dans la région de Nador. Il s’agit d’un long- métrage, des émissions télévisées et d’un téléfilm que je considère comme un prolongement de mon court-métrage  « Le mariage à la plage», déclare ce jeune artiste
qui, contrairement à beaucoup d’autres, aime partager sa réussite avec les siens.

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