Mohamed Asli, la surprise de l’année

Mohamed Asli, la surprise de l’année

Jamais aucun film marocain avant lui ne s’était approprié autant de prix. Juste en 2004, «A Casablanca, les anges ne volent pas» du réalisateur Mohamed Asli a raflé, à lui seul, 9 distinctions internationales. L’avenir paraît encore prometteur, la demande des festivals internationaux étant toujours pressante. Parmi ces distinctions, deux prix auront, plus que tous les autres, fait parler de Mohamed Asli.
Après avoir remporté le Tanit d’Or des 20èmes Journées cinématographiques de Carthage (JCC), le premier long- métrage de Mohamed Asli a également remporté le 1er prix de la 20-ème édition du festival international du cinéma d’Alexandrie. Deux belles consécrations qui témoignent, entre autres, de la mesure du talent et du professionnalisme de celui dont on ignorait même le nom auparavant. De Tunis à Chicago, le film transgresse la géographie, mais également les cultures, puisque le festival de cette ville américaine avait réservé le prix de la première oeuvre aux «Anges» de Asli, démontrant ainsi que le langage cinématographique est porteur d’un message universel indéniable.
D’un prix à l’autre, le film de Mohammed Asli faisait honneur au cinéma marocain et augurait d’une nouvelle ère pour les cinéastes marocains qui clament désormais haut leur disposition à affronter les aléas conjoncturels d’un cinéma de plus en plus mondialisé. Dans ce sens, la pellicule de Asli s’est envolée vers la ville française Fameck, pour arracher encore une fois le grand et unique prix de son festival de cinéma arabe tenu également en octobre. La qualité de ce film marocain a fait que l’année 2004 ne finisse sans décrocher dans son dernier mois un grand prix international en pleine capitale européenne. En fait, il n’y a pas mieux que Bruxelles et son Festival de cinéma méditerranéen pour clore toute une série de reconnaissance internationale.
Né à Casablanca en 1957, le réalisateur Mohamed Asli, qui a fait ses études cinématographiques à Milan en Italie, a entamé une carrière variée, d’abord assistant cameraman, assistant réalisateur, régisseur général, puis spécialiste dans la production. Le metteur en scène qui a créé, en 2003, un Centre de formation cinématographique au sein des studios Kanzaman à Ouarzazate, est l’auteur et producteur de plusieurs courts- métrages et documentaires.

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