Mohamed Hakoun, l’artiste peintre amoureux de Chefchaouen

L’artiste peintre,  Mohamed Hakoun, ne peut pas passer inaperçu dans les quartiers de Chefchaouen. Il est des rares personnes dont le nom est très attaché à cette ville. Son amour pour Chefchaouen l’a poussé à utiliser sa passion aussi bien pour la peinture que pour la photographie pour constituer une archive pour cette ville. Les invités pour la première fois à la maison de Mohamed Hakoun seront ravis de voir des milliers de photographies des souks des mosquées, des anciens quartiers, bref de tous les sites et personnages, qui ont marqué Chefchaouen, collées sur les murs.
Cet artiste peintre garde aussi chez lui une collection de tableaux présentant la beauté naturelle et les richesses patrimoniales de la ville. Ferronnier de métier qu’il quitte il y a quatre ans pour se consacrer à la peinture, l’artiste peintre a fabriqué pratiquement tous les meubles de son salon. Même le parterre de la maison comporte ses peintures en guise de tapis. «C’est ma manière de meubler ma maison que d’aucuns la prennent pour une folie», précise-t-il.    
Mohamed Hakoun a réussi à acquérir une bonne réputation auprès des Chechaounis grâce à son action sociale qu’il mène, depuis plus d’une vigntaine d’années pour la préservation du patrimoine de Chefchaouen. Et pour réussir bien cette action, il a créé, depuis plusieurs années, «Rif Al Andalous».  Celle- ci organise des journées de propreté dans les quartiers de la ville. «Cette action consiste à nettoyer les quartiers, enduire les murs à la chaux et peindre les portes des maisons», souligne-t-il. 
Très connu à l’étranger qu’au Maroc, pruisque sa première exposition a eu lieu en 1968 en Espagne, Mohamed Hakoun cherche à faire connaître Chefchaouen grâce à ses peintures. «Je sens depuis toujours un grand amour pour cette ville. Et j’ai décidé depuis ma première exposition que cette ville soit présente dans tous mes tableaux destinés à être exposés au public», se souvient- il.
Né en 1944 à Chefchaouen, Mohamed Hakoun a appris à dessiner à l’école. Il partageait avec son ami et copain de classe, Saïd El Haoulani, sa passion pour le dessin. Ils ont appris ensemble à utiliser les couleurs. Et à l’âge de 13 ans, le jeune Mohamed a commencé déjà à vendre ses dessins au seul bazariste de la ville Haj Ahmed Zitan. Quelques années après, il quitte en compagnie de son ami d’enfance, l’artiste peintre Saïd El Haoulani, Chefchaouen à destination de l’Espagne. Ils y ont côtoyé des artistes peintres espagnols et hollandais.
Le jeune Mohamed a cherché à profiter de son séjour en Espagne pour développer sa passion pour la peinture. Il a réussi à y exposer plusieurs fois. «C’était une collection de tableaux dédiés à Chefchaouen», précise-t-il.
Très curieux, Mohamed Hakoun a décidé d’aller vivre sous d’autres cieux et a opté pour l’Hexagone pour s’y installer pour quelques temps. Mais son séjour en France a duré contrairement à ce qu’il avait prévu. Il s’est marié en 1973 à une Marocaine avec qui il a eu trois enfants Adnan, Myriem et Zoubeir. Et en parallèle avec sa carrière artistique, il a travaillé comme contrôleur dans une société française de soudure.  Mais l’artiste peintre Chefchaouanis n’a pas pu résister pendant longtemps à l’éloignement de sa ville natale. Il a décidé  avec sa femme de retourner dans son pays pour habiter à Chefchaouen. «Je voulais que mes trois enfants étudient dans les écoles marocaines et soient plus influencés par la culture et les traditions de leur ancêtres», affirme-t-il. A 64, Mohamed Hakoun devient sédentaire. «Je n’ai pas besoin de sortir, puisque j’ai tout Chefchaouen chez moi», se justifie-t-il.

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