Mohamed Ismaïl honoré à Tétouan

Mohamed Ismaïl honoré à Tétouan

Le coup d’envoi du 18ème Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan (FICMT)  a été donné, samedi 24 mars, en présence d’une pléiade de cinéastes et artistes, issus du pourtour méditerranéen. La cérémonie d’ouverture de cette édition s’est distinguée par l’hommage rendu au réalisateur et scénariste marocain Mohamed Ismaïl pour avoir marqué de son empreinte le cinéma méditerranéen. Originaire de Tétouan, cet artiste s’est dit très ému d’avoir reçu cette distinction dans sa ville natale. Il a poursuivi qu’il était fier de contribuer à faire découvrir la Colombe blanche à l’étranger grâce à sa filmographie, dont «le tournage de la grande partie des films s’est effectué dans cette ville et les régions avoisinantes». Ayant débuté en 1974 sa carrière artistique, Mohamed Ismaïl a traité, à travers ses films,  de plusieurs problèmes spécifiques à la Méditerranée.  Il a, à titre d’exemple, abordé le thème de l’immigration dans «Ici et là-bas» et celle des juifs marocains dans «Adieu mères». L’artiste a traité du thème de la contrebande et le trafic des êtres humains dans  «Oulad Blad», qui a été primé aussi bien au Maroc qu’à l’étranger. «Cela m’encourage à donner encore plus et à poursuivre mon aventure dans le cinéma», a-t-il lancé à son public tétouanais.  La cérémonie d’ouverture de cette 18ème édition s’est distinguée aussi par l’hommage rendu au cinéaste italien Daniel Luchetti et la réalisatrice espagnole Iciar Bollain. Celle-ci a débuté à l’âge de quinze ans comme actrice avant de réaliser en 1992 son premier  court-métrage «Baja corazón» (Cœur faible) et en 1995 son premier long-métrage «Hola, estás sola ?» (Bonjour, êtes-vous seule?).  Primé trois fois au festival de Cannes, Daniel Luchetti  a réalisé, en 1988, son premier long-métrage «Domani». Lequel a remporté le prix Donatello décerné par l’Académie du cinéma italien pour la meilleure réalisation. D’autres hommages seront rendus, lors de ce festival, qui se poursuit jusqu’au 31 mars, à d’autres artistes, issus du pourtour méditerranéen.  Rappelons que parmi les films présentés, lors du 18ème  FICMT, figurent ceux traitant des mouvements populaires du Printemps arabe. La compétition connaît, cette année, la participation de douze longs-métrages, quinze courts-métrages et douze documentaires, produits entre 2010 et 2011. Le Maroc y est représenté par une dizaine de films dont les deux longs-métrages «Mort à vendre» de Faouzi Bensaïdi et «Les mains rudes» de Mohamed Asli. Ce festival connaît aussi la projection de films hors compétition, qui sont programmés en séances spéciales. Et comme les précédentes années, la programmation de cette édition comporte un colloque international autour du thème «Le cinéma à l’ère du numérique», deux tables rondes et des ateliers autour du septième art au profit des élèves des établissements scolaires de Tétouan.

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