Mohamed Mouftakir : «J’espère que l’avance sur recette augmente»

Mohamed Mouftakir : «J’espère que l’avance sur recette augmente»

ALM : Votre long-métrage «Le silence du père» vient de recevoir une avance sur recette de 3,8 MDH octroyée par la Commission d’aide à la production cinématographique. Quelles en sont vos impressions?    
Mohamed Mouftakir : C’est une chose positive parce que l’avance permet d’entrer en contact avec des coproducteurs. Cela prouve également que le film a des atouts. Quand même, j’espère que l’avance sur recette augmente car plus la capacité financière augmente, plus les producteurs s’intéressent au film. J’espère aussi que les chaînes nationales s’intéressent à la coproduction. D’ailleurs, le cinéma marocain commence à être le leader en Afrique sur le plan technique et qualitatif. Nos films sont de plus en plus applaudis ailleurs et ont tendance à être un exemple. C’est un acquis qu’il faut développer.  

La somme de 3,8 MDH est-elle suffisante pour tourner le film?  
Ce n’est pas suffisant surtout qu’il s’agit d’un film d’époque. Pour faire ce film, j’aurai besoin de 9 MDH. A travers l’aide octroyée, je ne dispose que du tiers de ce dont le film a besoin. D’autant plus que c’est une avance sur recette à rembourser. Pour faire un tel film, c’est toute une machine, il faudrait 30 techniciens, 20 acteurs, remplir des salles et des souks, construire des décors et les transformer, voire disposer des costumes de l’époque. Déjà cela demande beaucoup de moyens.

De quoi parle le film ? 
L’événement se déroule dans les années 70. Je parle de l’histoire de mon enfance que j’aimerais bien partager. Je signale, dans ce sens, qu’il ne s’agit pas d’une autobiographie.

Quand sera-t-il prêt?
J’espère qu’il sera prêt d’ici fin 2012. Le film nécessitera sept semaines de tournage. Mais pour le moment, le tournage est loin, il faut chercher d’autres fonds et un coproducteur, voire compléter le montage financier du film en recourant aux organismes intéressés par le film, notamment des coproducteurs des chaînes nationales et internationales. C’est pourquoi je partirai bientôt en France.

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