Mohamed Rachdi : «Faire mieux connaître le fait artistique»

Mohamed Rachdi : «Faire mieux connaître le fait artistique»

ALM : Le choix de la thématique de ce colloque international «La part de l’ombre dans la création artistique» a-t-il un lien avec l’exposition rétrospective «Épreuves d’ombres» d’Abdelkébir Rabi ?
Mohamed Rachdi : Le thème du colloque «La part de l’ombre dans la création artistique», comme d’ailleurs toute la série des rencontres autour de l’art cette année à la Société Générale, est bien évidemment choisi en lien avec cette rétrospective. Ce colloque qui se déroulera sur deux journées, les 16 et 17 avril 2009 de 10h à 17h30, sera l’occasion de réfléchir et de débattre sur l’importance de l’ombre non seulement dans l’œuvre de Abdelkébir Rabi mais dans la création artistique en général. En effet, des enseignants-chercheurs, ainsi que des artistes de provenances diverses y sont conviés, afin de nous permettre de mieux comprendre l’importance que l’ombre peut avoir dans la création artistique. Outre les intervenants marocains que nous connaissons bien, le public aura l’opportunité d’écouter des spécialistes tels que Véronique Mauron, historienne de l’art qui nous vient de Lausanne, Jean Lancri, artiste et professeur émérite de l’université de Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Je cite également  Michel Guérin, philosophe et professeur à l’université de Provence, Dominique Bertthet qui vient de La Martinique, et qui est professeur en art et directeur de la revue scientifique Recherches en esthétique, ainsi que Bernard Moninot, l’artiste par excellence qui consacre toute sa recherche artistique à l’exploration de l’ombre, etc.

Outre ce colloque international, l’exposition d’Abdelkébir Rabi a été ponctuée par une série de tables rondes. Quel est l’objectif de ces rencontres ?
Alors que dans notre pays il y a de toute évidence une réelle fertilité au niveau des propositions artistiques et du marché de l’art (de nombreux artistes exposent de plus en plus, davantage de galeries s’ouvrent chaque jour et les salles de vente se multiplient), nous constatons une carence manifeste au niveau de la connaissance de la chose de l’art au Maroc actuellement. L’objectif des rencontres que l’Espace d’Art – Société Générale organise est d’aider à mieux connaître et faire connaître le fait artistique. En conviant différents chercheurs, artistes et autres acteurs du terrain à débattre et à échanger leur point de vue, nous souhaitons donner au public marocain la possibilité d’acquérir des outils lui permettant de mieux pénétrer la complexité des enjeux qui animent les pratiques artistiques et l’univers de l’art qui semble être le secteur culturel le plus en effervescence actuellement dans notre pays.

Après la rétrospective d’Abdelkébir Rabi, quelle sera la prochaine exposition de la Société Générale ?
Suite à la rétrospective «Abdelkébir Rabi-Épreuves d’ombres», l’Espace d’Art- Société Générale redéploiera, et ce jusqu’à la mi-novembre 2009, un choix de notre collection d’art sous l’intitulé «Un Maroc de lumières». Avec ce redéploiement annuel, nous visons la valorisation de notre patrimoine en offrant au public la possibilité d’admirer dans un espace quasi-muséal un riche éventail de la création artistique de la modernité marocaine depuis son émergence avec la peinture orientaliste jusqu’aux propositions les plus contemporaines.

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