Mohamed Sijelmassi : Le pédiatre et l’artiste

Mohamed Sijelmassi : Le pédiatre et l’artiste

Si certains se contentent d’une ou deux monographies, Mohamed Sijelmassi a couvert tous les arts marocains et toutes les époques. Il vient de présenter, mardi, dans la capitale économique du Royaume, son nouvel ouvrage intitulé «Maroc Méditerranée, de Tanger à Saïdia». Composé de 256 pages et 300 illustrations, ce livre révèle la beauté et la richesse de la région du Nord dont il est tombé follement amoureux, ainsi que les différentes mutations que connaît cette zone sur les plans économique et touristique. Selon M. Sijelmassi, ce livre d’art est une invitation à la découverte de cette partie du Maroc qui a longtemps été oubliée par les opérateurs économiques et les investisseurs étrangers. «Mon ambition est de compléter harmonieusement les efforts remarquables des autorités et des organismes chargés de promouvoir Tanger et sa région», a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse. Né en 1932 à Kénitra, il fait ses études de médecine à Paris et exerce pendant plusieurs années en qualité de pédiatre dans les hôpitaux publics à Marrakech puis à Casablanca. Sa longue expérience en pédiatrie le conduira à écrire deux ouvrages entièrement consacrés à l’enfance. «Les enfants du Maghreb entre hier et aujourd’hui » (1984), dans lequel il retrace l’évolution de l’enfance à une phase cruciale de l’histoire du Maroc et «Le guide des parents» pour lequel il a reçu le Prix maghrébin de pédiatrie (1993). Quoique exerçant la profession de pédiatre, il découvre sa passion pour l’art et la culture marocaine. M. Sijelmassi offre un autre regard du Maroc traditionnel et nous fait découvrir toute sa beauté à travers une promenade au cœur des paysages mais aussi par la découverte d’un artisanat très riche et varié. le tout accompagné par des illustrations en couleurs et des informations historiques et techniques. Dès les années 70, il publie plusieurs ouvrages consacrés à l’art dont « La peinture marocaine», «Les arts traditionnels du Maroc», «La Mamounia» et «L’art calligraphique arabe ou la célébration de l’invisible». A partir des années 90, M. Sijelmassi décide de se consacrer à la mise en valeur du patrimoine culturel marocain à travers l’écriture de purs chefs-d’œuvre. On retiendra « Mémoire du Maroc»(1997) et «Le désir du Maroc» qui est un recueil magnifique de photos, presque toutes en noir et blanc retraçant aussi bien l’évolution du pays que celle des regards portés sur lui et ses habitants, mais surtout par les étrangers, résidents ou voyageurs.
Conscient de la richesse et de la diversité du patrimoine culturel marocain, Mohamed Sijelmassi s’est également intéressé aux villes du Royaume. Il a ainsi consacré des ouvrages précieux à Fès, Casablanca et Marrakech. Il a également participé à de nombreuses rencontres culturelles concernant les arts islamiques. Expert en ce domaine, il a organisé diverses expositions à travers le monde.
Il est certain que M. Sijelmassi continue d’occuper une place importante dans le paysage intellectuel marocain. Ses œuvres constituent de nos jours une référence mondiale incontournable pour les adeptes de l’art et de la culture marocaine.

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