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Mohammed Thara à la Biennale d’architecture de Venise 2018

Mohammed Thara à la Biennale d’architecture de Venise 2018

Il dévoile une installation vidéo et des photographies issues de la série «Flagra» et «Frontera»

Le Maroc sera présent à la 16ème édition de la Biennale d’architecture de Venise qui se déroulera jusqu’au 12 juillet. Ainsi, il sera représenté par l’artiste pluridisciplinaire Mohamed Thara. Celui-ci participe à l’exposition internationale «Bodies» à travers une installation vidéo «As Long As I Can Hold My Breath», 2017, trois photographies de la série «Flagra» 2017 et une photographie de la série «Frontera» 2018. Pour sa première œuvre, il met en scène le naufrage d’un bateau de migrants au sud de l’île italienne de Lampedusa. «Hanté par la tragédie de Lampedusa du 3 octobre 2013, au large de la Libye, aux frontières de l’Europe, ce montage visuel retrace l’horreur cauchemardesque des 400 cadavres qui sont remontés à la surface», indique l’artiste.

La deuxième vidéo met en lumière le bleu du ciel, envahi par le ballet gracieux des oiseaux migrateurs quittant l’Europe pour l’Afrique. En ce qui concerne la deuxième œuvre de la série «Flagra», l’artiste dévoile des photographies ambiguës et mystérieuses. «Elles interrogent la question de l’identité et de l’espace vide stratifié, labyrinthique et conflictuel avec des restrictions formelles, utilisant des ruelles étroites, des portes fermées ou des impasses sans issue dans la quasi-obscurité. Comme un spectre ou un fantôme, la présence de la silhouette sans visage de la femme en noir qui porte le niqab, se repère en fonction de l’espace qui l’entoure lors de son déplacement au sein de l’espace», peut-on lire dans une note d’information. Enfin, sa dernière photographie issue de la série «Frontera» 2018 présente la «crise des réfugiés» en Europe.

Mohamed Tahar expose ses œuvres aux côtés d’artistes venus de plusieurs pays. Parmi lesquels on retrouve Gaia Adducchio (Italie), Jean-Marie Gitard (France), Stanislava Stoyanova (Bulgaria) et autres. Pour rappel, Mohamed Thara est lauréat de l’Ecole supérieure des beaux-arts de Bordeaux (DNSEP) et d’un master en esthétique et arts plastiques à l’Université de Bordeaux Montaigne. Formé aux techniques photographiques à l’Ecole de l’Institut national de l’audiovisuel de Paris (Ina Sup) et à l’école de cinéma professionnelle Arscipro de Paris, il intègrera par la suite l’école doctorale Montaigne Humanités, pour préparer une thèse de doctorat en études cinématographiques et audiovisuelles. Peintre, photographe, vidéaste et performeur aux talents multiples, il cherche à étendre les limites de la peinture avec une œuvre picturale très personnelle qui interroge l’ambiguïté de la représentation.

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