Monaco promet une fête populaire

Monaco promet une fête populaire

Pavoisée aux couleurs monégasques et sud-africaines, Monaco promet une fête populaire début juillet pour le mariage du prince Albert II et de sa fiancée Charlene, deux jours de cérémonie où sont attendues de nombreuses personnalités et têtes couronnées. A deux semaines de l’événement, des bannières annoncent déjà «Mariage princier-Juillet 2011». Dans les boutiques, les porcelaines aux initiales des mariés sont apparues, tandis qu’à l’opéra, on déboulonne les sièges pour laisser place au bal. «48 heures historiques», promet la direction du tourisme, qui espère la venue de 200.000 visiteurs dans ce petit territoire peuplé de seulement 35.000 résidents. Pour l’occasion, bus et parkings seront gratuits et les trains circuleront jusqu’à l’aube. Après avoir assisté jeudi 30 juin à un concert des Eagles, réservé aux habitants et transfrontaliers, le prince Albert, 53 ans, et la Sud-Africaine Charlene Wittstock, ancienne championne de natation de 33 ans, seront mariés civilement le lendemain, à 17h00 (15h00 GMT), dans la salle du trône du palais. Après une apparition au balcon, ils rejoindront leurs quelque 6.000 sujets de nationalité monégasque réunis sur la place et régalés notamment de mets sud-africains, avant un concert nocturne de Jean-Michel Jarre sur le port. Samedi, place à la cérémonie religieuse, célébrée non en la cathédrale des noces de Grace et Rainier, les parents d’Albert, mais en plein air dans la Cour d’honneur du palais. Un office retransmis sur grands écrans dans la ville, avec la participation évoquée de la soprano américaine Renee Fleming et plus de 4.300 invités, «épaules couvertes» pour les femmes. Parmi les personnalités confirmées, Karl Lagerfeld, Inès de la Fressange, le président de la Fédération internationale de l’automobile Jean Todt, celui du CIO Jacques Rogge, le roi de Suède, le président libanais Michel Sleimane, la présidente irlandaise Mary McAleese.
Le président français Nicolas Sarkozy sera présent, selon son entourage, mais rien n’est décidé pour son épouse, enceinte. Le prince William et Catherine seront en voyage officiel au Canada. Le couple traversera ensuite la ville – en Lexus hybride décapotable – jusqu’à une chapelle où la mariée déposera son bouquet. Le soir, le dîner sur les terrasses du casino aura été concocté par le monégasque d’adoption Alain Ducasse, avant un feu d’artifice et le bal. Un événement minuté, suivi par des médias du monde entier (1.200 demandes d’accréditation), où tout semble avoir été prévu, du timbre à l’effigie du couple aux partenariats avec des marques de luxe. Quant à la robe, le nom d’Armani a circulé mais le palais garde le secret.
L’enclave n’a pas connu pareil décorum depuis l’union des parents d’Albert. Le mariage du prince, jusqu’ici peu pressé de convoler, est attendu par les Monégasques, attachés à la continuité du régime. «Même si ce n’est pas sa finalité première», c’est aussi l’occasion de donner un coup de projecteur sur la principauté, qui «souffre de stéréotypes», disait récemment le prince. Les futurs époux s’étaient rencontrés en 2000 lors d’un meeting de natation à Monaco. A nouveau réunis cinq ans plus tard, ils ont officialisé leur relation en 2006, des photos montrant la jeune femme la tête sur l’épaule de son prince aux JO de Turin. Issue de la classe moyenne, «une famille normale, avec ses valeurs», dit Charlene, la future princesse partage avec son fiancé le goût du sport et le sens de l’humour, selon lui. La jeune femme, convertie au catholicisme, assure ne pas redouter le protocole, jugeant plus contraignant d’apprendre le français, et elle espère «avoir un enfant bientôt».

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