MPF : Grande moisson pour le Maroc

Le rideau est tombé sur la 16ème édition du Mondial de la Publicité Francophone (MPF) organisé cette année au Liban. Dimanche 24 novembre, a eu lieu la cérémonie de remise des trophées récompensant les meilleures créations publicitaires francophones. Trois agences marocaines ont été nominées dans le cadre de la compétition officielle. Il s’agit de Leo Burnett Casablanca, Klem Euro RSCG et Mosaïk Communication.
Dans la catégorie presse quotidienne, Leo Burnett a remporté le Mondial d’Or pour la campagne «Bonux animaux» réalisée pour le compte de Procter & Gumble Maroc. La même agence a décroché le Mondial d’Argent dans la catégorie Affichage pour sa campagne Tide. En ce qui concerne la catégorie Grandes Causes, Klem Euro RSCG a «raflé» le prix de Bronze pour la campagne ONDE (Observatoire national pour les droits des enfants).
Quant au concours Communication et marketing direct, le trophée de Bronze est revenu à l’agence Mosaïk Communication pour la campagne de marketing direct du Crédit du Maroc. Les trophées gagnés par ces agences témoignent encore une fois de la vitalité et du dynamisme de la pub marocaine. D’année en année, les publicitaires marocains décrochent de plus en plus de prix dans le cadre du concours officiel du MPF. Ce qui rassure de la qualité de la créativité de la publicité au Maroc en dépit des rumeurs de crise qui planent sur ce secteur et atteste que les créations locales n’ont rien à envier aussi bien en termes de création que de réalisation aux autres compagnes francophones. Déjà en 2001, les publicitaires francophones ont attesté du bon niveau de la publicité marocaine. Lors de l’édition précédente du MPF, les spots TV réalisés par Leo Burnett Casablanca pour Fiat ont été jugés semblables au niveau de la qualité de réalisation, à ceux diffusés en France ou en Québec.
Toujours au niveau de la créativité, force est de constater que les meilleures campagnes francophones sont le résultat d’un compromis entre les contraintes du marché et les aspects dits culturels propres à chaque pays, confirment plusieurs spécialistes de la communication. Ce qui amène Jacques Tiano, animateur de l’émission «Images de pub» diffusée de TV5 de dire que «si la publicité est culturelle, la langue ne fait pas tout. De ce fait, il n’existe pas une définition de la publicité francophone».
Au-delà du concours, au Liban, les professionnels de la communication se sont penchés entre autres sur les canaux à mettre en place pour renforcer leur coopération. Celle-ci reste, il faut l’admettre au stade embryonnaire.
Les publicitaires francophones ne veulent plus être taxés de militants qui cherchent à faire face à la domination anglo-saxonne sur le monde de la publicité. D’où l’intérêt de ce Mondial qui aspire à rapprocher les publicitaires francophones. Aujourd’hui, ce sont des professionnels français qui ont repris l’organisation de la manifestation. Ils affichent de grandes ambitions en matière d’échanges entre le nord et le sud de la Méditerranée. Ce qui est en rupture totale avec la vision des publicitaires francophones qui ont fait de cet événement une sorte de défense contre leur puissant voisin, les Etats-Unis. Par ailleurs, cette approche de coopération n’a pas encore donné ses fruits. Les échanges restent timides aussi bien en termes de formation que d’échanges de procédés de travail.
C’est toute une nouvelle orientation qu’il faut renforcer pour valoriser la création publicitaire. Un chantier immense.

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