25ème Festival de Fès des musiques sacrées du monde : Du gospel et flamenco pour marquer la fin

25ème Festival de Fès des musiques sacrées du monde : Du gospel et flamenco pour marquer la fin

La scène de Bab El Makina s’est transformée en piste de danse pendant environ 45 minutes le temps de la performance du Kingdom Choir.

C’est un mélange d’airs de musique qui a clôturé, samedi soir à Bab El Makina, le 25ème Festival de Fès des musiques sacrées du monde. Entre gospel et flamenco, l’ensemble des festivaliers a visiblement trouvé son compte. Avant de laisser libre cours aux deux artistes espagnols, José Mercé et Tomatito, c’était au Kingdom Choir de Grande-Bretagne d’animer la première partie de ce concert de clôture. 

Une piste de danse

Après que le groupe a interprété un premier single sur scène, la chanteuse Karen Gibson, fondatrice et directrice du «Kingdom Choir», s’adresse au public pour le saluer et lui expliquer la nature de leur musique. «Le gospel veut dire «good news» (bonnes nouvelles) qui procurent de la joie», précise-t-elle avant d’apprendre au public que son groupe, connu lors du mariage du Prince Harry et de Meghan Markle, rendra hommage à la star défunte Aretha Franklin en interprétant l’une de ses chansons «Hallelujah».

Après quoi, le groupe, composé d’artistes britanniques, italiens, indiens et africains, enchaîne les morceaux sans manquer d’associer les mélomanes à leur chant et danse en interprétant également des airs africains. Ainsi, la scène de Bab El Makina s’est transformée en piste de danse pendant environ 45 minutes le temps de la performance du Kingdom Choir qui ne manque pas de demander au public de se lever pour danser. Entre «Stand by me», «Lovely day» et «Can you feel it», les festivaliers n’ont pu se retenir dans leurs places assises. «Votre ville est magnifique!», lance Karen Gibson qui  n’hésite pas à devoir une fière chandelle aux organisateurs à l’issue de la performance du groupe. Quelques instants après, c’était au tour du chanteur José Mercé et du guitariste Tomatito, de son vrai nom José Fernández Torres, de monter sur scène.

Du flamenco non stop

La deuxième partie du concert de clôture a été entamée par le chanteur à la voix forte, José Mercé, qui a interprété des chants de flamenco en premier avant que le guitariste Tomatito, avec qui il vient de lancer l’album «De Verdad» (Vraiment), monte sur scène. Avec un bassiste, le guitariste fait vibrer  le public. Et c’était au chanteur de revenir sur scène. «Bonsoir Fès!», s’adresse José Mercé au public pour reprendre ses chants par la suite aux rythmes de la guitare de Tomatito. Ces deux artistes considèrent d’ailleurs que «le flamenco est très spirituel».

Puis, le bassiste remonte sur scène avec la chorale pour une nouvelle prestation de battement de mains en suivant le rythme de la guitare de Tomatito qui ne manque pas de remercier le public en laissant libre cours aux rythmes d’un autre guitariste qui a enflammé les festivaliers. La dernière montée du groupe était accompagnée d’une chanteuse qui s’est jointe à la chorale. «Une bonne guitare flamenco», lance José Mercé de temps à autre en remerciant également le public. «Vive Fès!», avance-t-il en enchaînant les airs flamenco avant de se mettre debout avec Tomatito pour saluer le public en donnant l’impression que le concert a pris fin. Et c’était aux artistes de demander aux festivaliers de revenir pour savourer une dernière chanson. A lui seul, José Mercé a choisi de clôturer le concert en beauté par une danse flamenco. Il le fallait bien!

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