«Abidat Rma» ressuscite l’art de «Lahdya» dans un clip comique

«Abidat Rma» ressuscite l’art de «Lahdya» dans un clip comique

Cette nouvelle œuvre est destinée à rendre à certains rituels marquant les cérémonies de mariage leur lustre d’antan.

Le groupe populaire « Abidat Rma » vient de ressusciter l’art de « Lahdya » (l’offrande) dans un clip comique. Une vidéo qui relate drôlement les rituels du mariage marocain tout en mettant en valeur la «culture» de l’offrande.

Pour lancer ce clip, cette formation d’artistes a opté pour Aïd El Fitr, une fête marquée par l’échange, entre proches, de délices sucrés considérés comme un cadeau de l’Aïd.

A propos de la vidéo, le «moqaddem» (leader) du groupe, Redouane Abid, précise que cette œuvre, tournée dans la commune Oulad Azzouz, est «un produit à cent pour cent «khouribgui»». D’ailleurs, l’idée des scènes est, selon ses dires, conçue par ses soins et la troupe. Ensemble, ils ont également réalisé et produit le clip. De plus, le single a été enregistré dans un studio à Khouribga. «D’autres troupes à l’instar d’Al Aouniat Koubra et des figures en animation dans la ville s’affichent aussi dans la vidéo», ajoute le leader. Quant au tournage, il est réalisé par Badr Errajaoui et Said El Ouidadi, assistés par Abderrazzak Amer.

«Le tournage du clip a, de surcroît, donné l’opportunité à des talents de la région pour s’afficher et révéler leurs talents artistiques au service de la ville «Rma» à Khouribga», détaille Redouane Abid. Mieux encore, cette nouvelle œuvre est, selon ses dires, destinée à rendre à certains rituels marquant les cérémonies de mariage leur lustre d’antan. Pour lui, les «détails» de cette union sont un patrimoine culturel immatériel. «Vu l’évolution technologique, certaines coutumes distinguant les fêtes de mariage au Maroc, notamment dans le milieu rural, ont tendance à disparaître», enchaîne-t-il.

Dans ce sens, il conduit l’exemple de la durée de la fête de mariage qui s’étalait sur sept jours avant de se réduire à une journée, célébrée dans certains cas, dans une salle de fête loin de la maison de la mariée en réduisant ainsi les rituels du henné, de l’offrande et la nuit de noces. En outre, le clip redonne, selon le leader du groupe, la valeur au boucher, muni de couteaux, qui devançait le cortège de « Lahdya » en compagnie d’une vache, d’un veau ou d’un mouton garnis de menthe et d’un drapeau blanc. Il est suivi d’une carrosse et d’un orchestre de cuivres (El ghyata) qui rythme les danses des proches du marié en pleine voie publique avant de se rendre chez la famille de la mariée en guise de partage de la joie du mariage. Des scènes que le clip personnifie parfaitement.

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