Album «Talalit»: Une nouvelle naissance pour Timitar et le groupe Inouraz

Album «Talalit»: Une nouvelle naissance pour Timitar et le groupe Inouraz

Depuis sa formation en 2006, Inouraz qui signifie «espoir» en tamazight nourrit cet élan d’ouverture et multiplie les tournées aux niveau national et international. Et si le périple a commencé pour les quatre membres du groupe sur les sentiers des sonorités, aujourd’hui une voix féminine se joint à eux.

Il y a des musiques comme le pissenlit qui savent s’enraciner dans le sol et laisser, quand il est temps, leurs pompons délivrer de fines aigrettes qui voyagent vers d’autres terres. Le périple se poursuit et d’une naissance à l’autre les champs et les airs s’enjolivent par leurs poussées et départs. Pour le groupe «Inouraz» le voyage initiatique a commencé depuis quelques années. Et si les graines de la culture amazighe demeurent, le cosmopolitisme des sonorités pousse vers d’autres cieux et terres. Qualifier les rythmes de leur musique de spirituel serait tenter de les cantonner dans une case. Les multiples sonorités des instruments se rencontrent, cèdent l’une à l’autre, galopent, s’arrêtent, se rejoignent dans une fluidité naturelle. Les instruments locaux (ribab, loutar, naquouss, tam-tam, guembri…) majestueusement maîtrisés acceptent leurs convives multiples : le daf iranien, le calabass africain, la tabla indienne et les sons de la nature improvisés après une longue quête.

Chaque instrument raconte un bout d’un voyage, la rencontre d’une culture, une fenêtre qui s’ouvre sur l’âme du monde. Depuis sa formation en 2006, Inouraz qui signifie «espoir» en tamazight nourrit cet élan d’ouverture et multiplie les tournées aux niveau national et international. Et si le périple a commencé pour les quatre membres du groupe sur les sentiers des sonorités, aujourd’hui une voix féminine se joint à eux.

Et comme des nomades qui tracent leur chemin sur les dunes du désert, les cinq éléments du groupe poursuivent aujourd’hui leur voyage en explorant les pistes secrètes d’une nouvelle quête. Khalid Berkaoui (percussionniste), Karima Boutadoute (vocaliste), Mustapha Amal (Ribab et Loutar), El Hassan Boumlik (Loutar et Ribab) et Omar Akhatar (guitare classique, basse et guembri) sortent leur nouvel album «Talalit» (Naissance) financé par le Festival Timitar Signes et Cultures. Une nouvelle genèse pour ce groupe qui expérimente pour la première fois le chant comme composante de sa production artistique.
«Ce nouveau projet artistique est réalisé avec Timitar Signes et Cultures. Le groupe Inouraz a toujours été connu par sa musique instrumentale mais nous avons reçu des demandes d’intégrer le chant dans nos productions artistiques.

Chose sur laquelle nous avons travaillé dans cet album en introduisant la voix de Karima, des duos et chants en solo. Tous nos instruments sont acoustiques.
L’album se compose de huit tracks. Les textes sont écrits par Ahmed Baâzi connu sous le nom d’Ahmed Abaâmran», nous explique le fondateur et percussionniste du groupe Inouraz, Khalid El Berkaoui. Parmi les thèmes évoqués dans les textes de cet album nous retenons l’émigration et l’orphelin. Les morceaux instrumentaux de cet album, quant à eux, restent fidèles à l’appel du voyage par l’opus «Amoudou» et à la nature par le morceau «Assif» (Le fleuve).
La sortie de l’album «Talalit» marque un nouveau tournant dans le parcours artistique de ce groupe. La gestation pour donner naissance à cet album en vente a duré quelques mois. D’un voyage à l’autre, d’une naissance à l’autre, le groupe «Inouraz» ouvre une nouvelle lisière pour la lumière que seuls les arts peuvent procurer.

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