Anne Sila: «J’avais hâte de rencontrer le public marocain»

Anne Sila: «J’avais hâte de rencontrer le public marocain»

Entretien avec Anne Sila, chanteuse de jazz

Dans cet entretien, Anne Sila parle de sa participation au sein du quartet Magnetic Orchestra à Tanjazz 2016 ainsi que de ses nouveaux projets après son apparition  dans The Voice France 4.

ALM : Que représente pour vous le fait de participer à cette 17ème édition ?

Anne Sila : Je suis très ravie et j’ai l’honneur, comme d’ailleurs tous les  quatre membres de Magnetic Orchestra, de faire partie de la programmation de Tanjazz 2016. Et surtout  pour moi qui visite pour la première fois le Maroc et viens de découvrir le public marocain. J’avais hâte de le rencontrer et de lui présenter ma musique. C’est un public accueillant qui aime la fête.

Et l’hommage rendu cette année aux femmes du jazz ?

Personnellement, je trouve que c’est un bon geste de la part des organisateurs de penser à rendre hommage aux femmes en général. L’idée essentielle est de mettre en avant toutes les chanteuses et instrumentistes de jazz. D’autant plus qu’il n’y a pas beaucoup de femmes qui s’adonnent jusqu’à présent à cet art. La musique de jazz était dans le passé réservée presque exclusivement aux hommes. Dans notre groupe, le problème ne se pose pas que je sois la seule femme. Nous nous considérons tous comme des musiciens à part entière.  Nous avons tous le droit de faire de l’improvisation et de jouer en toute liberté sur scène.

Vous étiez programmée à l’ouverture de la première soirée de Tanjazz 2016. Qu’avez-vous présenté pour le public lors de votre concert ?

Nous avons voulu au sein de Magnetic Orchestra, comme chacun de nos concerts, créer une ambiance festive et jubilatoire et faire donc bouger le public.

Nous avons choisi de présenter, lors de cette soirée, les meilleurs standards du jazz, tels que ceux de Louis Armstrong, auxquels nous avons essayé d’apporter des petits arrangements afin de mieux les adapter à notre style. Nous avons présenté quelques morceaux de nos propres albums, dont «Top clean», composé par le musicien Benoit Thévenot et le célèbre «Demain dès l’aube» de Victor Hugo, qui a été mis en musique par le quartet. J’ai appris, pour la même occasion, avec les trois autres membres du groupe (Nicolas Serret à la batterie, Benoit Thévenot au piano et François Gallix à la contrebasse) la chanson populaire marocaine «Ayli Hbibi Dyali Fin Houwa» pour l’interpréter au cours de cette soirée.

Vous faites partie des candidats de la saison 4 de The Voice (France). Quel est l’apport de cette émission à votre carrière artistique ?

Certes, ma participation à The Voice 4 est à marquer d’une pierre blanche dans ma carrière. J’avais à peine 24 ans lorsque les responsables m’ont contactée pour me proposer d’y faire part. J’ai réussi à passer les premières auditions et avoir comme coach Florent Pagny. J’ai été très contente d’être à la finale et de décrocher la deuxième place de cette saison.

Pouvez-vous nous parler de vos nouveaux projets individuels après votre passage dans cette émission ?

J’ai sorti, en avril dernier, mon nouvel album The Amazing Problem. Je viens de jouer dans la série «Falco» sur TF1. Je suis en train d’écrire des textes pour mon nouvel autre album et d’étudier d’autres projets pour la télévision et le cinéma.

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