Avicii et la «touche marocaine» de son nouvel album

Avicii et  la «touche marocaine» de son nouvel album

Devant plus de 200.000 spectateurs euphoriques, soit un record pour cette 14ème édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde, le génie des platines a littéralement envoûté un public déchaîné avec des mélanges musicaux et des compositions aux influences diverses. Avicii a accordé en exclusivité à ALM l’entretien suivant.

ALM: Est-ce que c’est ta première visite au Maroc?

Avicii: En fait non, c’est la troisième fois que je visite le Maroc. Mais la dernière fois que j’étais ici, c’était il y a cinq ans.

Qu’est-ce que tu as hâte de faire pendant ton séjour au Maroc?

Honnêtement, de participer à cet énorme festival, de pouvoir découvrir le public marocain. David Ghutta m’en a dit beaucoup de bien…

Tu es devenu très célèbre à un jeune âge. Comment as-tu vécut ça au quotidien?

Je n’avais vraiment pas le temps d’y penser. J’étais toujours en train de me déplacer, de voyager. Je n’ai senti le poids de la célébrité que le jour où j’ai décidé de prendre un peu de temps pour moi et de revenir en Suède. Je pense que je commence à m’en rendre compte petit à petit.

Tu as travaillé avec certains des plus grands artistes de notre temps, comme Madonna ou Lenny Kravitz. Comment c’était?

Bien. C’est toujours agréable de travailler avec ce genre de personnes. J’aime beaucoup faire des choses que personne d’autre ne fait. En général, je n’aime pas produire pour d’autres personnes, mais quand on m’a proposé de travailler avec Madonna, je ne pouvais pas refuser : c’est l’une des légendes de ce monde. C’était une très belle expérience, mais j’aime mieux produire de la musique pour moi-même.

Quelle était l’expérience la plus mémorable pendant cette collaboration ?

J’étais en train de travailler avec l’équipe chargée de l’écriture des chansons et quand Madonna est arrivée, l’un d’eux était tellement nerveux qu’il l’a frappé à la tête avec une guitare. Voir un de mes amis frapper Madonna avec une guitare est certainement une expérience mémorable…

Dans ta musique, on peut écouter du rock, du blues, de la soul ou encore de la country. Qu’est-ce qui t’inspire le plus?

Les vieilles chansons. Je ne cherche jamais l’inspiration dans ce qui est nouveau. Pour moi, c’est une perte de temps. Si tu veux être le meilleur, tu ne dois pas écouter ce que font les autres pour t’inspirer. Je veux être le meilleur, je veux que ma musique soit unique et que le reste des artistes me suive, pas l’inverse. C’est pour ça que je reviens vers les vieilles chansons de blues, de country ou même de musique classique.

Si tes inspirations sont aussi diverses, serait-il possible de retrouver une touche marocaine dans tes prochains travaux ?

Je connais la musique marocaine, je sais que certaines des chansons de mon nouvel album lui ressemblent. C’est vrai que ce n’est pas typiquement marocain, mais on peut deviner des sons inspirés par le Maroc.

Certaines personnes pensent que lorsqu’on assiste à un concert avec un DJ, l’expérience n’est pas aussi authentique que quand il s’agit d’un chanteur ou d’un autre artiste. Qu’en penses-tu?

C’est une question légitime et importante à poser. Pour moi, ça dépend. En ce qui me concerne, je ne prépare pas les chansons à l’avance, je ne peux pas faire mes tournées autrement qu’en mixant en temps réel. Le métier de DJ existe depuis très longtemps, quand j’ai commencé ça se faisait seulement dans les boîtes de nuit, les petits festivals, ça a beaucoup changé depuis. Je peux comprendre que les gens qui ne connaissent pas très bien la musique électronique pensent qu’il suffit de rester debout et d’appuyer sur des boutons, mais il y a beaucoup de travail derrière, et même avant. C’est un show. C’est comme un guitariste qui fait des tournées depuis 10 ans, avec le même solo un million de fois: ça ne perd pas en authenticité, c’est le show qui compte.

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