Brahim El Mazned : «Visa For Music a permis à plusieurs artistes de se produire à travers le monde»

Brahim El Mazned : «Visa For Music a permis à plusieurs  artistes de se produire à travers le monde»

Entretien avec Brahim El Mazned, fondateur et directeur de Visa For Music

Cette édition connaîtra la participation des artistes très talentueux venus d’Afrique, du Moyen-Orient, de l’Europe aussi. Elle sera marquée par une présence féminine remarquée.

ALM : La 6ème édition du Salon des musiques d’Afrique et du Moyen-Orient est prévue du 20 au 23 novembre à Rabat.  Qu’est-ce qui distingue cette nouvelle édition?

Brahim El Mazned : La 6ème édition est dans la continuité du festival qui est à la fois forum et marché des musiques de l’Afrique et du Moyen-Orient. Cette édition connaîtra la participation des artistes très talentueux venus d’Afrique, du Moyen-Orient, de l’Europe aussi. Elle sera marquée par une présence féminine remarquée. Elle offre un programme très riche. Elle comprend entre autres des ateliers de développement en faveur des jeunes entrepreneurs et des artistes que ça soit les managers ou les organisateurs de spectacles vivants. Le programme comprend également des conférences placées sous plusieurs thèmes intéressants dont notamment «Le rôle de l’université et centres de formation dans le secteur culturel» ou «La culture comme moteur de développement». 

L’année dernière vous avez indiqué que le salon n’a pas été compris par les bailleurs de fonds et qu’il est amené à se développer. Est-ce que cette année vous arrivez à trouver de nouveaux partenariats et sponsors et quel est le budget total de cet événement?

On est toujours à la recherche de partenaires pour faire grandir ce projet. Je pense qu’on a réussi à fidéliser quelques-uns de nos partenaires qu’ils soient marocains ou étrangers. Mais en tous les cas, nous sommes toujours évidemment à la recherche de potentiels partenaires publics ou privés. Pour le moment on a encore du mal parce que le projet est un peu atypique. Il n’est pas forcément facile à comprendre mais nous ne désespérons pas de trouver des partenaires pour ce projet. Nous travaillons aujourd’hui avec pratiquement une valeur de 300 millions de dirhams. Ainsi, des bailleurs qui mettent à notre disposition des lieux à titre gratuit, des moyens et des voitures. Ce n’est pas comme un festival traditionnel où le budget est défini par les partenaires. Pour le moment on a un seul sponsor.

Quelles sont les retombées financières et économiques sur la filière musicale au Maroc et en Afrique ?

Les retombées sont inestimables. De plus, ce rendez-vous a permis à plusieurs artistes de se produire à travers le monde. Les programmateurs que nous invitons sont là pour sélectionner les artistes marocains ou subsahariens à se produire dans leurs festivals d’été. Je me réjouis ainsi de voir que plusieurs artistes ont été choisis pour se faire produire dans leurs pays. Mais, il y a des retombées économiques très importantes sur la ville de Rabat, estimées à peu près d’un million de dollars, vu le nombre des invités venus en ville.

Combien de visiteurs attendus pour cette édition ?

Pour le moment, il y a plus de 1.000 professionnels qui se sont inscrits du Maroc et de l’étranger. Pour les spectateurs, ça doit être autour de 15.000.

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