Commentée par Jean-François Zygel : La Symphonie Héroïque de Beethoven exaltée par les rythmes de l’OPM

Commentée par Jean-François Zygel : La Symphonie Héroïque de Beethoven exaltée par les rythmes de l’OPM

L’Orchestre philharmonique du Maroc (OPM) interprétera, du 19 au 26 novembre, la  Symphonie Héroïque de Beethoven lors de concerts commentés par le compositeur et pianiste improvisateur français Jean-François Zygel.

Des spectacles qui rentrent dans le cadre du cycle «À la rencontre d’une œuvre» initié par l’orchestre depuis cinq ans. «Jean-François Zygel nous donne les clefs d’écoute d’une grande œuvre du répertoire symphonique», précise l’OPM. Cette formation musicale ne manque pas également de mettre en lumière la démarche de l’improvisateur. «Aux côtés de l’orchestre,  pour la cinquième et dernière année, le célèbre pianiste et improvisateur décompose les œuvres avec humour et les contextualise pour  mieux les éclairer», nuancent les initiateurs.

A propos de l’œuvre qui sera interprétée, l’OPM lui attribue le qualificatif «extraordinaire». «Élan, émotion, énergie, surprise, contraste, enthousiasme, recueillement, vigueur, impétuosité… les mots ne manquent pas pour illustrer cette symphonie, un tournant dans l’histoire de la  musique», enchaîne la même source.

Dates et lieux des concerts

• Lundi 19 novembre : 20h au Centre culturel Ahmed Boukmakh (Tanger).

• Jeudi 22 et vendredi 23 novembre : 20h à l’Église Notre-Dame (Casablanca).

• Dimanche 25 novembre : 19h au Théâtre Royal (Marrakech).

• Lundi 26 novembre : 20h au Théâtre National Mohammed V (Rabat).

Pour animer ces concerts, l’orchestre sera dirigé sous la baguette de Maxime Tortelier, qui  fut l’élève de Jean-François Zygel au conservatoire de Paris.

Outre ces spectacles, cet improvisateur animera des récitals de piano. Selon la même source, il prolongera l’exploration de cette 

Symphonie Héroïque avec un brillant récital  d’improvisation sur les traces de Beethoven. Jean-François Zygel sera, ainsi, le 21 novembre au Complexe culturel Touria Sekkat à Casablanca, le 24 novembre au Musée Yves Saint Laurent à Marrakech et le 27 novembre à l’école internationale de musique et de danse à Rabat. Les récitals sont, pour rappel, programmés en soirée. 

«Le public est friand des concerts avec explications»

Questions à Jean-François Zygel, compositeur et pianiste improvisateur français

ALM : Pourriez-vous évaluer votre expérience de cinq ans avec l’OPM?

Jean-François Zygel : Qu’il s’agisse de mes récitals solo d’improvisation au piano dans des lieux aussi variés et prestigieux que le Musée Yves-Saint-Laurent de Marrakech, l’Institut français de Casablanca, la Bibliothèque nationale ou l’auditorium du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain à Rabat, ou des concerts commentés avec orchestre consacrés aux oeuvres les plus marquantes de la musique symphonique (3e et 6e Symphonies de Beethoven, Symphonie du nouveau monde de Dvorak, 40e Symphonie de Mozart, Symphonie inachevée de Schubert, L’Apprenti-sorcier de Paul Dukas, Danse macabre de Saint-Saëns…), j’ai pu constater à quel point le public était friand de ces concerts avec explications. Je pense réellement que la parole guide, éclaire et révèle la musique, permettant à tout un chacun d’entrer simplement et naturellement dans l’univers magique de la musique classique.

Quels changements avez-vous perçus chez le public marocain au fil de ces cinq années ?

Toujours plus d’enthousiasme, et surtout un public de plus en plus jeune. On propose rarement à un artiste de revenir cinq années de suite au même endroit ! Dans les pays dans lesquels on me le propose, que ce soit comme compositeur, comme pianiste ou pour des séances d’initiation à la musique classique, j’ai pu observer que le fait de venir chaque année modifie considérablement le rapport que l’on a avec le public. Certains deviennent des visages familiers, presque des amis, et c’est tellement émouvant de se dire à la fin d’un concert non pas «au revoir» mais «à l’année prochaine !»

Comment inculquer une culture musicale classique chez le public marocain ?

Je fais partie d’une génération de compositeurs et de pianistes qui a bien compris qu’il était du devoir de tout musicien de consacrer une partie de sa vie à la transmission et au partage. C’est pourquoi je consacre environ 20% de mon temps à faire connaître, à faire aimer l’immense répertoire de la musique classique. Pour le reste, je dirais que la passion, l’enthousiasme, l’exigence, mais aussi une préparation minutieuse sont pour moi les quatre ingrédients essentiels de tout travail de transmission.

 

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