Entretien avec Zaho: «Il ne faut pas donner d’importance aux choses négatives ni écouter les détracteurs»

Entretien avec Zaho: «Il ne faut pas donner d’importance aux choses négatives ni écouter les détracteurs»

Rencontrée par ALM lors du Concert pour la Tolérance, la chanteuse Zaho a abordé sa carrière artistique ainsi que ses nouveautés, notamment le lancement de son nouvel album «Tant de choses» le mois de février prochain. Elle y explore plusieurs genres musicaux, allant de l’afro-latino au pop.

ALM : Qu’est-ce que la tolérance pour Zaho ?

Zaho : Tolérer c’est accepter la différence. Pour moi, le fait de venir de différents horizons en est un exemple. Comme je suis un exemple puisque je suis à la croisée de tous ces univers-là. J’ai grandi en Algérie et je suis aussi canadienne d’adoption. Ma musique est en français et j’ai ma culture et mes origines. Et tout cela peut cohabiter ensemble. Le message est qu’on est différents et la différence est une force.

Votre chanson «Laissez-les Kouma» a eu un grand succès, depuis son lancement. Comment est née cette chanson?

«Laissez-les Kouma» veut dire laissez-les parler et c’est un terme africain générique. Kouma veut dire parler. Mon message est de ne pas donner d’importance aux choses négatives ni écouter les détracteurs qui peuvent nous mettre les bâtons dans les roues. Il faut juste être indifférent et l’indifférence est la plus dure des sentences. C’est ainsi qu’on doit avancer et faire face à ce genre de personnes.

Quelles sont les nouveautés de Zaho?

Aujourd’hui, j’ai un nouveau titre qui s’appelle «Tant de choses» qui est extrait du même album qui sortira le 3 février prochain. Dans cet album, il y a beaucoup de thèmes qui parlent justement de la tolérance et du rapport à l’autre. C’est parce que j’ai touché des gens à travers mes chansons que j’existe et eux-mêmes m’ont enrichie à leur tour. Il y a aussi des thèmes rigolos, des thèmes de la vie et un petit peu de mon parcours et de mes rencontres. La différence avec les autres albums est que la musique a évolué, alors je me suis adaptée. J’ai donné plus de place aux mélanges musicaux comme je l’ai fait dans «Laissez-les Kouma». Il y a le côté afro, le latino, le pop. Toutes ces sonorités-là se mélangent dans mon prochain album.

Vous avez joué dans la comédie musicale «Le roi Arthur». Comment évaluez-vous cette expérience ? Seriez-vous prête à renouveler cette expérience ?

Pour l’instant, je suis concentrée sur mon album solo. C’était très agréable de faire cette expérience comme c’était très surprenant. J’ai beaucoup appris durant cette comédie musicale puisque j’ai été formée dans le théâtre. Nous avons eu une préparation physique très dure parce que j’avais le rôle de la fille Morgane qui a un caractère fort. J’avais des acrobaties à faire alors que j’étais tenue par une corde et je devais chanter à dix mètres de hauteur. Cette expérience m’a appris de nouvelles techniques. C’est une grande comédie musicale faite avec de grands moyens. Si cela doit être renouvelé et que le thème me touche je serai partante.

Vous avez choisi un parcours d’artiste alors que vous êtes diplômée en informatique. Que conseillez-vous aux jeunes qui ont des difficultés à concilier entre les études et une carrière artistique ?

Je leur conseille de faire comme moi. On peut faire plaisir aux parents, mais une formation reste toujours un plus. Un parcours artistique peut marcher comme il peut ne pas réussir. Avec une formation on part toujours plus confiant dans l’avenir. Je pense qu’il faut faire les deux et ce n’est jamais perdu parce que les formations universitaires vont toujours vous structurer et vous donner le mental comme un sportif de haut niveau. Et cela servira à tous les âges.

Pensez-vous pouvoir adopter d’autres formes d’expression artistique que la musique dans le futur ?

Je sais que la musique est en moi et même si un jour j’arrête de chanter je le ferai toujours pour moi et pour mon entourage proche. J’adore aussi faire des clips et j’écris mes synopsis moi-même. Je m’implique énormément et coréalise ce que je fais. Et il est vrai que le milieu cinématographique m’attire énormément. J’ai déjà eu des propositions de rôles. J’ai été l’invitée de «Nos chers voisins» à plusieurs reprises. J’ai également joué des rôles temporaires dans des séries.

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