Festival de Fès: Le sacré s’allie à la diversité des musiques du monde

Les interprètes de la danse kathak, connue pour son origine religieuse, ont fasciné les Fassis qui n’ont pas hésité à prendre des photos du show et tourner des vidéos sur leurs smartphones pour les publier sur les réseaux de partage.

Les deux premiers jours du 22ème Festival des musiques sacrées du monde, qui se tient jusqu’au 14 mai à Fès sous le Haut patronage de SM le Roi, étaient ceux de la création. Après une ouverture scintillante, vendredi à Bab El Makina en présence de SAR la Princesse Lalla Salma qui était accompagnée de Cheikha Moza Bint Nasser du Qatar, de par la mise en scène féérique et la participation d’artistes issus de différents pays dont le Maroc, c’était au tour des seuls Indiens d’enflammer samedi le même espace.

Les danseuses kathak impressionnent les Fassis

Parmi les troupes indiennes qui se sont succédé, samedi soir, sur la scène de Bab El Makina, les interprètes de la danse kathak, connue pour son origine religieuse, ont fasciné les Fassis qui n’ont pas hésité à prendre des photos du show et tourner des vidéos sur leurs smartphones pour les publier sur les réseaux de partage. Aussi, les festivaliers ne maquaient pas d’applaudir les artistes à chaque fois qu’ils étaient impressionnés par l’alliage des rythmes de la flûte à ceux des instruments à cordes et des tambours.

La beauté du site du jardin Jnan Sbil se conjugue à celle de la musique

Avant d’assister au spectacle de samedi soir à Bab El Makina, les festivaliers, majoritairement étrangers, ont pris du plaisir à écouter, dans l’après-midi, entre autres, les chants sacrés persans interprétés par Sahar Mohammadi. Le tout étant accompagné des rythmes de Ney, Tar et Daf qui donnaient un bel écho dans le somptueux jardin Jnan Sbil ayant ébloui les visiteurs, n’ayant pas manqué de s’y prendre en photos, de par sa conception. Pour rappel, les shows programmés cette année à Jnan Sbil remplacent ceux animés dans les précédentes éditions au musée Batha. A propos de ce changement, Abderrafie Zouiten, président de la Fondation Esprit de Fès, initiatrice du festival, et directeur général de l’Office national marocain du tourisme, indique, lors de la conférence de presse organisée vendredi : «Il faut également donner l’opportunité à d’autres sites à l’instar de Jnan Sbil qui n’était pas assez connu et qui est un très beau site. Le changement des sites est une démarche entreprise par la direction du festival».

Les particularités de la 22ème édition

Les initiateurs prévoient à partir de cette édition de rendre un hommage à un pays. Cette année, le choix s’est porté sur l’Inde. «Dans la programmation, nous avons essayé de donner l’occasion à de jeunes artistes femmes», enchaîne M. Zouiten pour abonder dans le sens du thème de l’édition : «femmes fondatrices».  Aussi, les initiateurs donnent, cette année, l’occasion aux talents marocains. «Le festival doit être une tribune pour les jeunes talents pour s’exprimer et s’épanouir», ajoute-t-il. A propos de la programmation d’artistes dont le répertoire ne reflète pas le caractère sacré du festival, Alain Weber, directeur artistique du festival, précise à ALM: «Certes, il y a toujours des vedettes internationales de la chanson arabe programmées dans le festival, mais 90% des artistes de la programmation ont des rapports avec le sacré. Nous demandons à beaucoup d’artistes qui viennent d’aborder les chansons qui ont un rapport avec le sacré».

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