Festival d’off d’Avignon : Taoufiq Izeddiou présente son solo «Délire parfait»

Festival d’off d’Avignon : Taoufiq Izeddiou  présente son solo «Délire parfait»

Il explore des états de transe entre état et modernité

Le chorégraphe, danseur et pédagogue marocain, Taoufiq Izeddiou, entame cet été une série de présentations. Actuellement, il participe au Festival d’Avignon, l’une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain en France. Du 8 au 15 juillet, il présente sa nouvelle création «Délire parfait». Taoufiq Izeddiou explore dans ce solo des états de transe entre état et modernité. Une quête qui s’inspire de ses précédentes créations «Solo» et «Aalef», un corps dans une urgence de nouvelles définitions du réel à travers l’abandon extatique, l’épuisement des sens et la confrontation avec les notions du sacré.

«Si la spiritualité inhibe le langage du corps pour se confronter à la complexité de notre monde contemporain, l’urgent désir du propos chorégraphique est révélé, et nous invite à découvrir un cosmos où éclate le cri d’un corps en délire», peut-on lire dans une note d’information. Accompagné en musique par Mathieu Gaborit, Taoufiq Izeddiou poursuit sa quête spirituelle en solo et pose ainsi avec «Délire parfait» le troisième volet de cette trilogie. Il faut noter que Taoufiq Izeddiou a présenté cette création en juin dernier aux journées de Carthage pour les arts chorégraphiques. Pour rappel, Taoufiq Izeddiou compte parmi ceux à qui l’on doit le développement d’une scène pour la danse contemporaine au Maroc.

Architecte de formation, il se découvre une passion pour la danse contemporaine, à la suite de cours en classique et en jazz dispensés au sein de l’Institut français de Marrakech, au début des années 90. En 1997, il rencontre la danse contemporaine avec de grands chorégraphes tels que Mathilde Monnier, Georges Appaix ou Bernardo Montet. La rencontre avec Bernardo Montet sera décisive car ce dernier l’ouvre à la scène professionnelle dès 1999. Durant les années qui suivront, ils partageront leurs questionnements sur l’origine et l’identité. Parallèlement à sa carrière de danseur professionnel, notamment au Centre chorégraphique national de Tours, Taoufiq Izeddiou signe sa première chorégraphie «Fina Kenti» en 2000.

En 2003, suite au succès de cette pièce, il fonde avec ses comparses la compagnie Anania, première compagnie de danse contemporaine au Maroc.

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