Festival Gnaoua : Les liens entre le digital et la culture au centre du débat

Festival Gnaoua : Les liens entre le digital et la culture au centre du débat

Forum des droits de l’Homme prévu durant les matinées du festival Gnaoua

Si la musique est au centre du festival Gnaoua Rythmes du Monde d’Essaouira, elle s’accompagne également d’un projet innovant porté par les organisateurs en partenariat avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH). Il s’agit en effet du forum des droits de l’Homme prévu durant les matinées du 30 juin au 1er juillet.

Après deux premières éditions consacrées successivement à la jeunesse et à la culture, l’Afrique est depuis quatre ans la thématique centrale du Forum avec un forum consacré à l’Histoire (2014), un second consacré aux femmes (2015) et le dernier aux diasporas africaines (2016).

Cette année, le Forum du festival aborde «Créativité et politiques culturelles à l’ère du numérique».  «Le forum évoque des problématiques plus que contemporaines en s’attachant à comprendre les liens entre le digital et la culture», expliquent à ce sujet les organisateurs. Et d’ajouter que «le digital rattrape ainsi le monde de la culture. Comme pour tous les autres secteurs de la vie publique, la création culturelle passe désormais par le numérique, imposant à tous de nouvelles manières de lire, d’écouter, de regarder, et de consommer». De ce fait, es thématiques abordées s’articuleront autour de quatre axes.

Le premier aborde «Les arts vivants, édition, cinéma musique… ce que change le digital». «On ne crée plus, on ne lit plus, on ne s’émeut plus de la même manière à l’ère du digital. Des musiciens, des auteurs, des peintres s’expriment sur leur manière de créer à l’ère du digital. Ce que cela change, ce qu’ils gagnent et ce qu’ils regrettent». Le deuxième se penche ainsi sur la question «Le digital au service de la diversité ?».

«En Tunisie, en Egypte, en Libye, en Palestine et jusqu’en Arabie Saoudite… de jeunes artistes cassent les codes établis et déjouent la censure en publiant des oeuvres artistiques sur Internet qui rencontrent un franc succès. Mais le buzz est-il compatible avec la création de sens ? Le risque de gadgétisation de la culture n’est-il pas important ?». En ce qui concerne le troisième, il sera axé sur l’émergence de nouvelles disciplines artistiques. «Le digital favorise l’émergence de nouvelles formes d’art comme le vidéocast, la web vidéo, la photo digitale, etc.».

Quant au dernier, il sera focalisé sur les politiques publiques et les actions de l’ensemble des acteurs . «Face au marché, omniprésent dans le digital, que devraient être les nouvelles politiques culturelles publiques pour soutenir la création, combattre les fractures numériques et garantir l’égalité». Dans ce sens, plusieurs intervenants sont conviés à ce forum. On retrouve Mohamed Allam (Egypte), artiste, directeur de Medrar for Contemporary Art, Laurence Aloir (France), productrice et présentatrice radio, RFI, Youness Atbane (Maroc), artiste, co-fondateur du collectif d’art numérique Pixilone, Hassan Ezzaim (Maroc), directeur, Villas des arts–Fondation ONA, Reem Fadda (Palestine), curatrice associée à la Fondation Guggenheim, Nawal Slaoui (Maroc), galeriste, productrice d’exposition et d’œuvres d’art contemporain, et autres.

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