Festival Mawazine-Rythmes du Monde: Une programmation mystique sur le site Chellah

Festival Mawazine-Rythmes du Monde: Une programmation mystique sur le site Chellah

Le site historique du Chellah s’apprête à accueillir «les chants mystiques du monde» à l’occasion de la 15ème édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde, prévue du 21 au 28 mai.

Selon les organisateurs, la création musicale «les chants mystiques du monde» réunira cette année des interprètes de tous les pays et répertoires.

Alireza Ghorbani, une grande voix de la musique classique iranienne

Le samedi 21 mai sera dédié à la voix iranienne d’Alireza Ghorbani. Adepte de Rumi et des contemporains Fereydun Moshiri et Mohammad Reza Shafie Kadkani, Alireza a puisé dans le Radif traditionnel et conçu des compositions qui mettent en lumière l’attrait du chant classique persan pour la poésie des grands mystiques. A la clé : une ampleur orchestrale et un chant puissant et nuancé, aux accents souvent bouleversants.

Noëmie Waysfeld présente des chants yiddish

Le dimanche 22 mai, c’est un autre continent, l’Europe, et son versant Est, qui seront à l’honneur avec les chants yiddish de Noëmie Waysfeld. Artiste singulière, Noëmie trace sa route en dehors des règles avec l’envie de voyager et une foi artistique proche de la mystique. Considérant le yiddish comme la langue des émotions, l’artiste a développé des compositions qui entretiennent la flamme d’un chant fiévreux, habité, vibrant des joies et peines du monde et tout entier tourné vers un idéal transcendant.

Le chant virtuose s’invite à Chellah avec Sayed Eman

Venus de la grande métropole égyptienne, les musiciens du Caire porteront, lundi 23 mai, les musiques et danses de la transe à travers le chant virtuose de Sayed Eman. Initié aux répertoires populaires, aux transes du zâr, à la chanson orientale et aux mélopées sacrées de la mystique musulmane, l’artiste se produira en compagnie d’un oud, d’un violon et de percussions dont les rythmes permettront de gravir, degré par degré, un chemin spirituel qui mène à la joie et à la danse.

Une rencontre-fusion entre Ines Bacán et Majid Bekkas

Des chants gitans aux chants gnaouas, le Maroc et l’Espagne offriront, mardi 24 mai, une rencontre-fusion inédite avec Ines Bacán et Majid Bekkas. Figure du cante, la chanteuse sévillane à la voix rauque marquée par les épreuves conviera le public à un voyage à travers les falsetas antiguas, en compagnie du guitariste Pedro Soler. En écho, la plainte gnaoua du musicien Majid Bekkas portera l’empreinte d’une autre peine séculaire, celle des populations noires réduites à l’esclavage au Maghreb.

Antonio Castrignanò mêlera les répertoires de la pizzica à des rythmes de bhangra indien

Musique et danse aux vertus curatives, la tarentelle (ou pizzica) est encore pratiquée dans la région italienne des Pouilles où de nombreux artistes, comme Antonio Castrignanò, n’hésitent pas à la moderniser. Mercredi 25 mai, ce chanteur et joueur de tambourin mêlera les répertoires typiques de la pizzica à des rythmes de bhangra indien et des séquences de la musique populaire maghrébine dans une création au cours de laquelle percussions et chant dialogueront et s’emballeront dans une excitation croissante jusqu’à la transe.

Kakushin Nishihara offrira une musique intense  

Histoires de fantômes, gestes de guerriers saisis de folie sanguinaire, lamentations de démons errants… C’est tout le Japon féodal, épique et animiste, que Kakushin Nishihara ressuscitera, vendredi 27 mai, à travers son chant et son satsuma biwa, un luth à cinq cordes pincées. Accompagnée du violoncelliste Gaspar Claus, Kakushin offrira une musique extraordinairement intense, violente, pleine de bruit et de fureur.

Des chants sacrés avec Houria Aïchi

Les chants sacrés populaires clôtureront, samedi 28 mai, la création du Chellah avec la prestation très attendue de Houria Aïchi. Connue pour ses superbes interprétations des airs traditionnels, celle qui a rendu hommage aux grandes chanteuses d’Algérie avec l’album Renayate, revient aux chants sacrés et aux mélodies de l’ouest algérien, des Aurès, du Sahara et du nord de la Kabylie. De ces chants, elle saisira l’essence mystique à travers une voix plus maîtrisée que jamais.

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