Il était une fois Gnaoua

Il était une fois Gnaoua
A Mogador, la création se fait sur scène, dans des fusions parfois inattendues entre musique gnaouie et rythmes venus de divers horizons. L’un des moments forts de cette édition était lorsque la guitare électrique du groupe danois Mikkel Nordso Band a rencontré le guembri du grand maâlem Mustapha Baqbou, maître incontesté de la tagnaouite de Marrakech. Entre les solos effrénés de basse et de guitare et le rythme régulier et reposant des Krakeb, les festivaliers de cette 18ème édition auront vécu un moment de brassage culturel unique. 
 
Autre instant mémorable et hautement symbolique de cette édition, la présentation pour la première fois au public d’Essaouira de Houssam Guinéa, fils de l’inclassable Mahmoud Guinéa, issu d’une grande lignée d’artistes gnaouis. L’émotion était à son comble lorsque, sur la scène de la place Moulay El Hassan, Mahmoud Guinéa a tendu le guembri à son fils, symbolisant ainsi une passation rassurante pour les amateurs de cet art : la relève est bien là. Mehdi Nassouli, qui était guest artist lors du concert de Hindi Zahra en plus du concert qu’il a animé, était l’une des belles surprises de ce festival.
Ce jeune gnaoui maniant parfaitement l’art de la fusion dégage une énergie qui ne manque pas de contaminer le public.  Alors que les aficionados de la musique gnaoua vibraient au rythme des guembris, le forum organisé parallèlement au festival a accueilli certaines des femmes les plus puissantes d’Afrique qui ont débattu de l’avenir du continent.  Alors que la ville se vidait des hordes de festivaliers venus du monde entier, Essaouira semblait déjà leur donner rendez-vous l’année prochaine, promettant d’accueillir à bras ouverts les amoureux de Gnaoua et de la musique du monde.

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