Laâyoune : Un festival de Wennibik pour la paix et la diversité

Laâyoune : Un festival de Wennibik pour la paix et la diversité

La première édition s’est tenue le week-end dernier

Wennibik a proposé des manifestations qui s’intègrent dans le tissu culturel local avec notamment une soirée poétique organisée au Palais des congrès animée par la poétesse Sakina Lamrabet, ainsi que par Ouanati Ljamii.

La ville de Laâyoune, chef-lieu des provinces du Sud, a vibré du 19 au 22 janvier aux rythmes de la première édition du Festival Wennibik, qui vient pour clore une formation professionnelle de 10 mois dispensée à des jeunes issus de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra.

D’après les organisateurs, ce festival unique dans son genre dans les provinces du Sud, organisé par l’Association Racines et impulsé par la Fondation Phosboucraa, vient clore la formation professionnelle, baptisée «Le Son du Sud» et qui traduit une vision innovante où la culture se révèle un levier supplémentaire pour le développement socio-économique des territoires.

Ainsi, bénéficiant de l’encadrement de professionnels reconnus des métiers de la culture, les stagiaires du programme «Le Son du Sud» ont aussi profité de l’expérience d’artistes renommés, tels que le musicien Barry et son groupe, ainsi que des musiciens hassanis, qui ont réalisé une résidence artistique de 6 mois en préparation d’un album et d’une tournée. La formation de 10 mois visait à préparer ces jeunes aux métiers de la régie technique, de l’élaboration et de la gestion administrative des projets culturels et artistiques.

Pour clore cette formation, les stagiaires ont eu la tâche d’assurer les aspects organisationnels et techniques du Festival Wennibik afin de mettre en pratique les connaissances acquises tout au long du cursus.

Côté programmation artistique, Wennibik a proposé des manifestations qui s’intègrent dans le tissu culturel local avec notamment une soirée poétique organisée au Palais des congrès animée par la poétesse Sakina Lamrabet, ainsi que par Ouanati Ljamii. Des pièces de théâtre ont été présentées par des comédiens locaux, une parade qui a plongé les spectateurs entre modernité et tradition a sillonné les quartiers de la ville, ainsi que des spectacles de sports urbains et une exposition de photos. Par l’occasion, les habitants de Laâyoune et ses visiteurs ont eu aussi rendez-vous avec un concert donné par l’artiste algérien Reda Taliani et la chanteuse Hjbouha Al-Moutawakil.

«Le Son du Sud», programme initié par la Fondation Phosboucraa, est réalisé par Racines, en partenariat avec le ministère de la culture et le ministère de la jeunesse et des sports, ainsi que le soutien de la wilaya de la région de Laâyoune, la municipalité de Laâyoune-Sakia El Hamra et du conseil préfectoral.

En promouvant la professionnalisation des métiers de la culture, la Fondation Phosboucraa a pour objectif non seulement de créer une nouvelle dynamique économique dans les régions du Sud mais aussi d’initier une nouvelle manière de contribuer à la valorisation et le rayonnement du patrimoine hassani.   

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