Le Jazz au féminin résonnera au Chellah

Le Jazz au féminin résonnera au Chellah

Un festival qui atteint le bel âge et qui sait le fêter dignement, il n’y en a pas tant que ça. Le Jazz au Chellah aura 20 ans cette année et promet une programmation des plus douces. Normal dira-t-on puisque, pour cette édition, c’est la femme qui sera mise à l’honneur. Qu’elle soit musicienne, compositrice ou chanteuse, la parole lui sera accordée et l’oreille bien évidemment tendue du 16 au 20 septembre dans le cadre inégalable du site patrimonial du Chellah, à Rabat.
Les mélomanes ne pourront pas être mieux lotis. 15 concerts leur seront proposés dans l’enceinte d’un site dont le charme n’est plus à décrire.  Comme à l’accoutumée, ce festival promet des cultures diverses et des identités musicales fortes pour une construction d’un jazz singulier et original. La programmation de cette année reflète, d’ailleurs, parfaitement cet esprit. Au rendez-vous, des concerts qui rendent aussi bien hommage à la diversité nationale qu’internationale ou, ce que les organisateurs décrivent comme «co-habitation harmonieuse et enrichissement mutuel par la différence».
Pour Rupert Joy, ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, qui, pour appel, est à l’initiative de ce festival, il s’agit d’un «anniversaire musical qui se veut celui de valeurs fondatrices : un sens de l’écoute et du partage, une capacité à intégrer des valeurs nouvelles, à réinterpréter des traditions musicales et une maturation qui s’appuie sur l’expérience de chaque nouvelle édition». Ainsi,  pour cette année le festival entamera sa première journée de programmation, celle du mercredi, par un groupe de jazz dit à multiples influences; celui du Gabachu Maroconnection et le trio finlandais, dynamique et inventif, MOPO. S’accrochant au moment devenu traditionnel à chaque édition, le festival promet une rencontre jazz européen-musique marocaine avec la formation musicale amazighe, Inouraz Quartet.
Le jeudi 17 septembre, le public découvrira un accordéoniste et un pianiste d’origine bulgare, reconnus comme étant des virtuoses de la musique. Leur création intègre les voix fascinantes de quatre jeunes femmes du Bulgarka Junior Quartet. S’en suivra le trio belgo-hollandais De Beren Gieren accompagné de la trompettiste portugaise Susana Santos Silva. Le moment jazzy marocain sera dédié cette soirée aux Nas-Lhal, un groupe de musiciens de la confrérie des Aïssawa. Le lendemain, vendredi, sera consacrée à des compositions non moins impressionnantes. «Pour le plus grand plaisir des mélomanes, le Jazz au Chellah accueille les deux grands musiciens et amis, le pianiste Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo, pour un duo intense et poétique», précise-t-on auprès des organisateurs. La chanteuse suédoise Miranda Bjerking Reader du groupe Black Dough prendra ensuite place sur scène avant de la céder aux Gnaouas de Marrakech et leur grand maâlem Mustapha Baqbou.
Les deux dernières soirées verront la participation, samedi, du guitariste Greg Lamy et son quartet ainsi que la chanteuse et compositrice anglaise Zoe Gilby qui rencontrera par la suite le Jazz Oriental Trio Madaniyat. En clôture enfin, c’est le quartet inspiré Arifa qui se produira dans l’enceinte du Chellah. Il sera suivi de la clarinettiste, saxophoniste et compositrice allemande Christina Fuchs avec le No Tango Quartet et, au final, un grand moment spirituel est au rendez-vous avec la virtuose du Malhoun Sanaa Marahati.
 

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