Matthieu Boré : «J’essaie chaque fois de m’enrichir des cultures des autres»

Matthieu Boré : «J’essaie chaque fois de m’enrichir des cultures des autres»

Entretien avec Matthieu Boré, jazzman français

Lorsque je suis venu, il y a cinq ans, à Tanger, j’étais très impressionné par le caractère international et très typique de la ville, mais aussi du public constitué généralement de jeunes.

ALM : Plusieurs années après votre premier passage à Tanjazz, comment s’est effectué votre retour?

Matthieu Boré : Je suis très content d’avoir été réinvité à ce festival. Je suis venu cette fois-ci avec un nouveau projet qui tourne autour de la musique de la Nouvelle-Orléans. Il s’agit d’un mélange de Brass Band, des influences plus modernes de Dr Johns au Meters. C’est vraiment une belle musique inspirée des traditions, mais qui se renouvelle toujours en intégrant les dernières nouveautés de cet art musical. 

Quel est l’apport de Tanjazz pour les artistes participants?

Je considère ce festival comme une fenêtre qui s’ouvre et permet de créer justement des échanges autour des cultures différentes, mais avec un point commun réunissant tous artistes : c’est le jazz. Lorsque je suis venu, il y a cinq ans, à Tanger, j’étais très impressionné par le caractère international et très typique de la ville, mais aussi du public constitué généralement de jeunes. Cela me rappelle un de mes concerts que j’ai donné en Corée. J’y étais aussi surpris par un public très jeune. Alors qu’en Europe, le jazz s’adresse souvent aux personnes âgées et fortunées. Car les tickets d’entrée aux concerts sont très chers.

Comment avez-vous eu l’idée de la mise en place de votre projet autour de la musique de la Nouvelle-Orléans ?

J’ai voulu, il y a quelques années, sortir mon premier disque sur la musique de  Fats Domino, qui est un pianiste et chanteur de la Nouvelle-Orléans des années 60. Il est considéré comme un pionnier du Rock and Roll. J’ai voulu, il y a deux ans, aller plus loin dans mon expérience de la Nouvelle-Orléans en intégrant des influences plus modernes de Dr Johns ou d’Allen Toussaint. J’ai fait appel dans ce même contexte à des musiciens américains, dont le batteur Jeff Boudreaux, qui est lui-même de la Nouvelle-Orléans.

Qu’est-ce qui a changé en vous depuis la sortie de votre premier disque, il y a une quinzaine d’années ?

J’aime depuis toujours la diversité et les mélanges musicaux. J’ai toujours voulu former des groupes de musiciens avec l’idée qu’ils peuvent au sein d’une même formation faire quelque chose d’important. J’ai toujours tenu et je continuerai à faire de nouveaux projets pour travailler avec des gens différents et j’essaie chaque fois de m’enrichir des cultures des autres.

Pourriez-vous nous parler de vos prochains projets ?

Je viens avec l’orchestre avec lequel j’ai joué au cours de ce festival d’enregistrer un disque, qui va sortir au début de 2019. Nous allons faire une tournée pour faire la promotion de ce disque. Je travaille en même temps sur d’autres projets musicaux.

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