Mohamed Tioussi reproche à la société d’exploiter sa chanson sans autorisation: La version d’Image Factory

Mohamed Tioussi reproche à la société d’exploiter sa chanson sans autorisation: La version d’Image Factory

«La chanson a été utilisée sur fond de radio. Nous n’avions pas l’intention de mettre la chanson en avant ou de l’utiliser commercialement», selon le co-gérant d’Image Factory.

Mohamed-Tioussi-1L’exploitation de chansons sans prendre l’autorisation de leur auteur est susceptible de provoquer des réactions inattendues. C’est le cas de «Chehal 9alou fya wfik ya semra» du chanteur Mohamed Tioussi, utilisée dans un épisode de la série télévisée «Kebbour w Lehbib». En fait, l’artiste marocain, installé en France, reproche à la société de production, Image Factory, et l’humoriste marocain, Hassan El Fad, en tant que personnage principal de ladite série, d’avoir exploité «Chehal 9alou fya wfik ya semra» dans cette œuvre télévisée.

Pour sa part, la société de production de la série a une autre version des faits. «La chanson a été utilisée sur fond de radio. Nous n’avions pas l’intention de mettre la chanson en avant ou de l’utiliser commercialement», précise à ALM le co-gérant d’Image Factory, Mohamed Rezqi, qui propose deux options. «Soit que l’artiste, que j’apprécie d’ailleurs, ou son manager, m’appelle et j’aimerais bien que l’artiste le fasse ! Soit qu’il recoure au Bureau marocain du droit d’auteur, ainsi il va toucher ses droits s’il en a», enchaîne M. Rezqi qui précise que la société est normalement responsable en post-production. «Nous respectons les droits d’auteur et à chaque fois on paie tous les droits. Comme nous sommes abonnés aux organismes internationaux œuvrant en la matière», abonde-t-il.

Quant à Mohamed Tioussi, il envisage, selon son manager, de se doter, pour l’heure, auprès de la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), siégeant en France, d’un document fixant ses droits. «Je viens de consulter un avocat à propos de l’affaire. Pour ma part, j’attends que Mohamed Tioussi m’envoie le document livré par la Sacem. Ainsi, nous pourrons commencer la procédure vers le début du mois de septembre», précise à ALM le manager Mohamed Moufid Abba Sbai en guise d’allusion au recours à la justice. «Nous n’avons rien contre Hassan El Fad et Image Factory. Si nous agissons de la sorte, c’est pour que toute personne désirant exploiter une chanson ou une œuvre quelconque en consulte l’auteur et son équipe pour autorisation», détaille M. Sbai en s’exprimant sur les intentions réelles de la démarche. «Nous ne cherchons ni à créer le buzz ni à soutirer de l’argent à quiconque», précise le manager en insinuant qu’une telle affaire constituerait un modèle pour que d’autres chanteurs exigent leurs droits !

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