Nader Ayouch veut redorer le blason de la chanson marocaine

Nader Ayouch veut redorer le blason de la chanson marocaine

Dans «Ya eddalem» qui vient d’être lancé en clip

Le chanteur marocain, Nader Ayouch, vient de lancer le clip de son nouveau single intitulé «Ya eddalem».
A première vue, cette vidéo, tournée dans la belle ville d’Ifrane et mise en ligne sur le site Youtube, met en valeur la nature exquise de la petite Suisse marocaine. Une beauté qui éprend le spectateur au fil des séquences du clip, réalisé par Mohamed Mahboub, qui met en scène l’artiste qui chante un chagrin d’amour comme le laisse voir l’appellation du tube. Un titre qui porte, selon Nader Ayouch, une teinte classique bien que cet artiste semble faire partie de la nouvelle génération. «Je ne suis pas contre la chanson juvénile.

Mais je préfère apporter une modification à la chanson marocaine classique. Pour ma part, je me retrouve dans ce genre. C’est une question de goût», estime le chanteur. Il ne rejette, cependant, pas l’idée d’abonder dans le sens de la nouvelle génération. «Tout dépend du rythme et de la chanson», précise Nader Ayouch.
Selon ses dires, «Ya eddalem» rappelle au spectateur marocain l’ère de la chanson marocaine authentique. Ainsi, son single s’écarte de l’amalgame entre rythmes du Golfe et langue simpliste.

Pour lancer son single, l’artiste recourt à Abd El Ali El Rhaoui en tant que compositeur. A écouter le tube, la composition laisse voir que celle de Nader Ayouch abonde d’ailleurs dans le sens des compositions de l’époque de l’artiste chevronné.
Les paroles étant conçues par Redouane Charqaoui sur un arrangement d’Adil Zeouich. Ces paroles sont à leur tour issues de la langue dialectale marocaine communément utilisée tout en l’employant dans une peau artistique.
Quant au choix de produire son clip, Nader Ayouch qui a recours à des moyens personnels pour «Ya eddalem», a un autre point de vue. «Il est préférable de trouver une bonne maison de production qui aide à avancer professionnellement parce que ce serait difficile pour chaque artiste de produire ses œuvres lui-même», indique-t-il.

Ceci étant, l’artiste est considéré comme l’un des chanteurs marocains les plus dévoués à la chanson classique. Il commence son parcours artistique à l’âge de 15 ans. Il sort son premier album en 1988 au Caire, où il a eu la chance de collaborer avec de grands musiciens à l’instar de Salah Chernoubi et de grands producteurs tels que Oualid Fayed.
Il compte également à son actif le single intitulé « El rhani allah » composé par Hassan Dikouk. Un tube qu’il lance avant de s’installer en Suisse pour une durée de 18 ans où il enchaîne études et emploi. Après quoi, il est de retour au pays natal. Ce retour a, selon lui, pour objectif de revisiter la chanson marocaine en présentant de nouveaux projets afin de rester proche du public marocain.
Interrogé sur l’éventualité de l’existence d’un lien de parenté avec le réalisateur, Nabil Ayouch, le chanteur dit qu’il n’y en a «aucun».

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *