Tajeddine Baddou : «Pas d’art et de musique sans spiritualité»

Tajeddine Baddou : «Pas d’art et de musique sans  spiritualité»

ALM : En quoi vous démarquez-vous de votre prédécesseur à la tête de la fondation ?

Tajeddine Baddou : Il s’agit plutôt de s’adapter au monde d’aujourd’hui. Mon prédécesseur a fait un travail absolument magnifique pendant des années et des années. Et nous sommes en train de bâtir sur les fondements qui ont été posés par lui. On ne crée pas les choses ex-nihilo. Donc nous nous inscrivons dans une continuité en nous adaptant d’abord aux exigences du public.  

Qu’est-ce qui fait la particularité de la 21ème édition du festival de Fès ?

Elle est consacrée en principe à la relation de la ville de Fès avec le continent de son enracinement. Il s’agit de faire vivre ces origines et cet enracinement par le biais de la littérature, poésie, musique, danse et de concerts. Ceci en gardant présent à l’esprit que cette édition est dédiée à l’Afrique.  

Comment se fait-il que certains artistes n’ayant pas de répertoire spirituel soient invités au festival ?

Vous savez ! L’art est fait de spiritualité. Il n’y a pas d’art et de musique sans spiritualité. La musique s’adresse à l’âme et aux sens. Elle est transcendantale. Donc il faut bien entendu que ce festival des musiques sacrées du monde soit ouvert. Il l’a été et il le demeurera comme nous ferons de telle sorte pour que ce soit le cas dans l’avenir.

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