Tifawine : Plus de 1.120 artistes pour célébrer les arts du rural

Tifawine : Plus de 1.120 artistes pour célébrer les arts du rural

La ville de Tafraout, perle de l’Anti-Atlas, vibre dès ce mercredi jusqu’au dimanche prochain aux rythmes de la 13ème édition du festival Tifawine, en présence de plus de 1.120 artistes issus du monde rural.

Ce festival, tant attendu par les habitants et visiteurs de Tafrouat, Ammeln et communes avoisinantes, revient cette année avec une programmation qui met à l’honneur les arts du rural, et ce en présence d’une quarantaine de troupes et d’artistes qui illumineront les cieux de la région cinq jours durant.

Organisée par l’Association festival Tifawine Tafraout Ammeln, cette édition qui coïncide avec la saison estivale apporte comme de coutume son lot de nouveautés pour attirer des dizaines de milliers de spectateurs de toute la région du Souss-Massa, confirmant ainsi le rôle de cet évènement dans le rayonnement de cette zone dont les paysages naturels sont à couper le souffle. L’édition 2018 propose au public un large choix de musiques à travers des spectacles de proximité pour mettre en valeur les arts et musiques du rural, en présence de plus de 1120 artistes répartis en 45 troupes et qui vont se produire dans des lieux différents.

Au programme de cette édition figure le célèbre mariage collectif qui fête cette année ses dix ans d’existence. Depuis le lancement de cette initiative en 2008, plus de 160 couples ont pu se marier et fonder leurs foyers. Chacun d’eux reçoit un appui financier de 10.000 DH. Le volet académique du festival comprend la signature de deux ouvrages, en l’occurrence «Lutte continue pour l’indépendance et la démocratie» de Lahcen Elmnouzi, et «Tamdoult et Akka» de Nacer Boutaâm. Au menu également une exposition d’arts plastiques et une journée d’étude sur l’enseignement de l’amazigh. Celle-ci fera aussi l’objet d’une Olympiade du Tifinagh, et qui connaîtra la participation des chercheurs locaux. Les MRE seront également au centre du débat à travers une conférence qui abordera la place des immigrés dans le patrimoine local. A cela s’ajoute la tenue de l’’université rurale de l’écrivain Feu Mohamed Khair-Eddine consacrée cette année au thème «L’art en milieu rural et l’enjeu de la préservation».

Afin de rendre hommage au défunt journaliste Driss Ouchakour, les organisateurs du Festival de Tifawine lanceront de nouveau un prix portant son nom. Un hommage spécial sera rendu à Feu Lahcen Dermich, l’un des fondateurs de ce festival décédé l’année dernière. Au menu également une foire de produits locaux pour dynamiser l’action commerciale durant la période du festival, ainsi qu’une série de compétitions sportives. Tifawine qui signifie lumière en amazigh vient pour mettre en valeur et focaliser les lumières sur les spécificités culturelles et patrimoniales de cette zone qui regorge d’atouts. Au fil des éditions, ce dernier s’est trouvé un concept qui lui a permis de faire sa place dans l’échiquier des festivals et évènements culturels du Maroc, à savoir le concept de «la ruralité», en puisant dans les richesses de l’espace rural, que ce soit au niveau de la culture, de l’histoire ou d’autres ressources et spécificités des lieux pour ainsi donner une identité propre au festival, cette identité qui se décline sur toutes les activités qui sont organisées en marge de l’événement.

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