Un festival pour les Aissaoua : La 1ère édition est prévue du 19 au 21 avril à Casablanca

Un festival pour les Aissaoua : La 1ère édition est prévue du 19 au 21 avril à Casablanca

Il est certain que chacun d’entre nous a eu l’occasion d’assister à une veillée animée par une troupe Aissaoua, cependant les rituels de celle-ci demeurent indéniablement méconnus.      

Le 1er festival international de la Tariqa Aissaouia, prévu du 19 au 21 avril à Casablanca, mettra en lumière les étapes de ces veillées qui procurent, à celui qui sait les savourer, une paix à l’âme. Des contours présentés récemment lors d’une conférence organisée dans la métropole par la section Casablanca de l’association Fès Saiss initiatrice de cette manifestation. Un festival qui se tiendra sous le thème «Une pensée, une culture, une pratique». L’objectif étant, selon les initiateurs, «d’atteindre une large audience et spécialement la plus jeune afin d’assurer la continuité de cette discipline ancestrale». D’ailleurs, l’organisation de cet événement dans la métropole est susceptible de contribuer à la renommée de cet art auprès des habitants de cette ville et ses alentours. Le caractère international de la manifestation, qui se manifeste à travers la programmation, est d’autant plus un atout pour ce rayonnement de par le monde. En détail, le bal s’ouvrira, le 19 avril au palais du Mechouar, par une fusion entre les Aissaoua de Fès dirigés par Abdellah Yaakoubi, le jazzman suisse, François Lindemann et le chant spirituel de Haleb interprété par Badr Rami.

La soirée du 20 avril sera, quant à elle, spirituelle. Elle sera marquée par l’interprétation du chant soufi algérien présenté par la Taifa Aissaouia de Constantine sous la direction du M’qadem Zineddine Bouchaala. Il s’agit d’une symphonie Aissaouiya produite par l’alliance des M’qadems de la Tariqa Aissaoui de la région Casablanca–Settat présidée par Cheikh Abdelhadi Cohen. A son tour, la soirée de clôture sera spirituelle. Elle célébrera l’héritage aissaoui dans la musique andalouse le temps d’une renaissance à travers la jeunesse. Ce concert, conçu et réalisé par le Pr Abdelhamid Essbai, est interprété par la chorale Andalucia du Maroc accompagnée de l’artiste Marouane Hajji et l’orchestre de musique andalouse de Fès dirigé par Me Mohamed Otmani, l’ensemble Aissaoua de Salé sous la conduite du M’qadem Yasser Cherki, l’orchestre Assala de Melhoun de Meknès dirigé par Me Rachid Lahkim, l’ensemble Hadra de Chaouen dirigé par Khayra Afazaz.

Le festival c’est aussi des débats autour de cet art. C’est le cas du forum qui se tiendra, le 21 avril, sous le thème «Rôle du soufisme dans l’éducation des générations et la diffusion des valeurs de l’amour et de la fraternité, la Tariqa Aissaouia en exemple». Un débat marqué par la participation de connaisseurs en la matière.

Un programme qui donnera un éclairage sur la Tariqa des Aissaoua qui est un ordre mystico-religieux, fondé à Meknès par Muhammad Ben Aïssa, surnommé le «Maître Parfait» (Cheikh Al Kamel) et originaire de la ville de Taroudant. Quant au terme Aissaoua, il est issu du nom du fondateur. Il désigne la confrérie (tariqa) et ses disciples (fouqara). A l’origine, cette confrérie est devenue un phénomène social complexe à la charnière du sacré et du profane ainsi que des cultures savantes et populaires. Les Aissaoua sont célèbres dans le monde arabe pour leur musique spirituelle caractérisée par l’utilisation du hautbois (ghaita), de chants collectifs d’hymnes religieux accompagnés par un orchestre de percussions utilisant des éléments de polyrythmie. Un tel descriptif de rituels n’est pas exhaustif, il suffit d’assister à une veillée pour en témoigner.

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