Un premier festival leur est dédié à Casablanca : Lumière sur la musique des non-voyants

Un premier festival leur est dédié à Casablanca : Lumière sur la musique des non-voyants

Une initiative noble de consacrer un festival aux musiciens non voyants. L’idée de cette manifestation internationale, intitulée «Malamiss» et qui se poursuit jusqu’au 31 mars, émane de l’artiste Abdelfattah Ngadi. Il est fort appuyé pour l’organisation de ce 1er festival à Casablanca, par l’association Espace Création pour les non-voyants. La région de Casablanca-Settat et le ministère de la famille, de la solidarité, de l’égalité et du développement social y apportent également un soutien.   

Cet événement, marqué par la participation d’artistes maghrébins, arabes et internationaux, a plusieurs visées. Il se veut, selon Abdelfattah Ngadi, de «mettre en valeur l’art des musiciens non voyants et révéler leurs productions musicales tout en les rassemblant autour d’un festival qui leur est dédié, notamment ceux qui n’ont pas eu l’occasion de progresser en apprentissage scientifique et ont fait de l’art une alternative pour réussir leur vie». 

Aussi, cette manifestation est, selon ses dires, destinée à encourager les non-voyants et à leur donner de l’espoir en l’avenir radieux de l’art en tant que métier. Il est également question, à travers cette initiative, d’inciter cette couche sociale à fréquenter les domaines de créativité et de les intégrer dans les activités socio-culturelles et artistiques en les drainant en tant que public également. Cette manifestation est de plus une occasion pour présenter le parcours de grands artistes ayant réussi à rendre leur avenir radieux à travers l’art, notamment la musique.

Cela étant, cette première édition, qui se tient sous le thème «Les hymnes qui voient», est dédiée au défunt artiste et musicien, Abdesslam Amer. Elle se distingue par la participation de créateurs non voyants issus de plusieurs pays. Des artistes iraniens, palestiniens, tunisiens, jordaniens, sénégalais, français, bahreïnis, égyptiens, soudanais et marocains sont ainsi de la partie.

De plus, un hommage a été rendu en ouverture du festival à Khadija Goghmi. «Elle a innové en enseignement de la musique par la méthode Braille et a contribué au succès du parcours de plusieurs artistes non voyants en prenant cela pour un devoir», indique Abdelfattah Ngadi à propos de cette professeure de musique. Un hommage sera également rendu au musicien Hamid El Aribi et au journaliste Rachid Sebbahi. Les trois étant non voyants.

Après un premier concert organisé le 29 mars à Casablanca, la deuxième soirée aura lieu au théâtre Abderrahim Bouabid à Mohammedia. Le concert de clôture étant prévu de se tenir au cinéma ABC à Casablanca. L’accès étant, pour rappel, gratuit.

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