Mustapha Boujemaoui réinvente le verre de thé

Mustapha Boujemaoui réinvente le verre de thé

Après une période de répit, l’artiste-peintre Mustapha Boujemaoui revient sur scène et plus précisément à la galerie d’art «l’Atelier 21» pour y exposer ses œuvres les plus récentes. Cette exposition a débuté jeudi 20 novembre et se poursuivra jusqu’au 13 décembre à la galerie d’art «l’Atelier 21» à Casablanca. Cette exposition  inscrite sous le thème «Les verres de ma vie», s’articule autour du thé comme matière picturale centrale. Cristallisant la transparence et la répétition, l’artiste donne à voir la mue du verre vers d’autres formes.
Le verre revêt l’apparence d’un tourbillon, d’une chaise, de lèvres ou encore d’un corps humain. Boujemaoui peint ou colle des grains de thé de façon à configurer un verre auquel il donne de la transparence. Il est l’un des rares artistes-peintres au Maroc à avoir réussi une transition entre la peinture et l’art contemporain. Le regard que Boujemaoui pose sur le thé est chargé d’un référent culturel et non folklorique et sa perception du verre renvoie à un rythme et à la notion de circularité de la vie. Dans ses toiles, l’artiste-peintre utilise le «papier journal» non seulement comme un fond de travail pour présenter le thé sur son tableau mais également comme un composant à part entière de la toile. Pour Boujemaoui, ces typologies de verres de thé sont l’expression picturale d’une identité, d’un référentiel culturel puissant qui ne cesse de prendre plusieurs formes sur la toile. Boujemaoui reprend souvent d’anciennes toiles. Dans cette série, il y a des œuvres commencées en 1998 et terminées en 2008. En effet, les principales expositions personnelles qui ont  marqué le parcours de Mustapha Boujemaoui : «Les caravanes», «les jardins imaginaires», «Picto journal», «Les blessures», «Les papiers froissés», «Dessins et peintures», «Les travaux parisiens». Parmi ces principales expositions collectives, on cite : «Regards méditerranéens», «Cent ans de peinture au Maroc», «Visions actuelles», «Reflet nomade», «Pavillon marocain», «Coups de cœurs» et bien d’autres. Né en 1952, Mustapha Boujemaoui est diplômé de l’Ecole nationale des beaux-arts de Tétouan, de l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et de l’Ecole nationale des beaux-arts de Paris.  Après son retour au Maroc en 1982, l’artiste enseigne l’expression plastique et les sciences de l’art dans la section d’arts plastiques du lycée technique d’Oujda. En 1988, il est professeur d’arts plastiques à l’Institut supérieur d’art dramatique de Rabat. Mais l’artiste ne se limite pas à ses occupations académiques, il obtient le prix Unesco 1995 pour la promotion des arts. Puis, dans le cadre de la coopération franco-marocaine, il bénéficie d’une bourse de neuf mois du gouvernement français et d’un atelier de la Fondation Hassan II à la Cité internationale des arts de Paris. Un séjour prolifique qui va permettre à Boujemaoui de réaliser plusieurs séries de petits formats où il utilise des matériaux légers.

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