Omar Al Khayyam ressuscité par Tony Gatlif

Omar Al Khayyam ressuscité par Tony Gatlif

Tony Gatlif. Ce metteur en scène, réputé pour mettre au premier plan les musiques traditionnelles, réussira certes le pari de réenchanter le monde en mettant en scène l’œuvre de Omar Al Khayyam qui se verra rendre un hommage lors de l’ouverture du 18ème Festival de Fès des musiques sacrées du monde prévu du 8 au 16 juin. A cette occasion, Tony Gatlif, présentera, selon un communiqué de la Fondation Esprit de Fès, initiatrice de l’événement, «des artistes d’Asie centrale, du monde oriental et occidental dans une scénographie inédite». De quoi émerveiller le public ! En effet, Tony Gatlif est devenu maître dans l’art de capter dans ses films l’émotion des musiques tsiganes, orientales ou soufies. Depuis son film-culte «Latcho Drom» en 1992 retraçant l’histoire de la musique tsigane de l’Inde à l’Espagne, Tony Gatlif a été l’un des premiers metteurs en scène à présenter, d’une nouvelle manière, la véracité et l’extravagance de musiques qui véhiculent le sentiment de l’origine. «Dans la plupart de ses films, la musique intervient, sans cesse, de manière à la fois tendre ou extatique pour nous entraîner dans ce grand tourbillon de la vie et de l’esprit», expliquent les initiateurs. C’est ainsi que le savoir-faire de ce metteur en scène révélera la vie et l’œuvre de Omar Al Khayyam. De son vrai nom, Ghiyath Ed-din Abdoul Fath Omar Ibn Ibrahim al-Khayyam Nishabouri, cet écrivain et savant serait né le 18 mai 1048 à Nichapur en Perse. Né d’un père fabricant de tentes, Omar Al Khayyam, dès 1074, fut reconnu comme un grand mathématicien et astronome dans tout l’Orient. Ses nombreux travaux algébriques, ses équations cubiques, ses tables astronomiques, sa réforme du calendrier persan, ont fait de lui un grand savant de son temps. Mais à une époque où la science était profondément reliée au spirituel, Omar Al Khayyam, habité d’une véritable quête mystique, traduira sa vision de l’existence, de Dieu et de l’éternité dans des poèmes hallucinants de beauté, ses fameux quatrains «Rubaïyat» qui traverseront les siècles jusqu’à nos jours. Face à l’ambition du pouvoir, à la voie de l’anarchie et d’une quête souterraine, il propose une philosophie sereine et heureuse d’une vie tournée vers le moment présent et la lumière.

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