Omar Pasha : Un magicien hors pair

Omar Pasha : Un magicien hors pair

La deuxième édition du Festival international de la magie de Marrakech, n’a pas failli à sa règle. A l’instar de la première édition, les organisateurs de cet événement, ont prévu une soirée de gala, où certains magiciens de choix étaient là, pour faire leurs shows et présenter leurs meilleurs tours. Après la brève introduction de Baby Dahan, le président de ce Festival, le magicien français Luc Parson, est monté sur scène pour annoncer, le nom des magiciens qui ont été invités pour ce gala.
Ce fut au départ au tour du duo italien « Les Alciatti » d’inaugurer le gala et de faire découvrir aux spectateurs un des  tours les plus classiques mais non moins intéressants à voir.  C’est le tour des colombes. Mais loin de reprendre le cliché traditionnel de ce tour que tous les magiciens pratiquent, «Les Alciatti» ont personnalisé ce tour. Il sont d’eux ; un homme et une femme et commencent leurs tours sur un fond de musique Flamenco.  Après les colombes qui se divisent en deux ce fut des chiots tout blancs qui vont soudainement sortir de la main du magicien et apparaître sur scène.
Au regard de ce spectacle, certains écarquillent les yeux, d’autres rigolent et les enfants poussent des cris d’étonnement. Après cette démonstration sur fond de Flamenco, Luc Parson réapparaît et ne manque pas d’apporter quelques précisions quant aux rôles des magiciens et en profite de sa part pour faire une démonstration. Il sort de sa poche des anneaux en métal. Il s’apprête à montrer un des classiques les plus fréquents : « le tour des anneaux ».
Il ne manque pas d’ajouter que ce tour est très ancien et qu’il est même originaire de la Chine «C’est un très vieux tour de magie chinois », déclare Jean Luc Parson. Ce dernier a fait appel à un jeune enfant. Il lui tend des anneaux, séparés l’un de l’autre et qui d’un coup, d’un seul revers de la main seront attachés aux autres, ils formeront une chaîne.
La démonstration de Jean Luc Parson est accompagnée des paroles de ce magicien et présentateur de la soirée de gala. Il commente le tour, mais ne l’explique pas.
Cela fait partie de leurs métiers, ils doivent garder ce secret et ne pas le dévoiler. « Il nous est interdit d’expliquer comment on s’y prend ou de montrer les techniques», explique Baby Dahan.
Après les Alciatti, ce sera au tour du magicien allemand Julios Frac, de Valérie, puis de Omar Pasha d’entrer sur scène. Ce dernier sera présenté par Baby Dahan comme étant « le plus grand magicien du monde ».
D’ailleurs pour sa soirée de gala, Baby Dahan semble avoir beaucoup misé sur lui puisqu’il le considère comme un magicien très confirmé. « Je vais vous présenter un magicien vraiment merveilleux qui a fait le tour du monde : de l’Australie jusqu’au Japon,  à Las Vegas il a été gratifié d’une standing ovation, le public ne cessait pas d’applaudir, ils étaient charmés». Omar Pasha fais des tours d’une façon très orientale,  à la manière traditionnelle des fakirs ou plutôt du conte fantastique d’Aladin. Il se suspend dans l’air, et arrive même à disparaître.
Seule une poussière meuble l’atmosphère. Ce tour a impressionné le public. A la fin du spectacle, il se verra même décerné par Baby Dahan, le trophée du Festival aux côtés des « Alciatti »,  de Julios Frac et des deux magiciens du théâtre Royal : Jean Louis Galidie et Greg le Magicien.
Après Omar Pasha et la pause de 15 minutes, le magicien Jean Régil et sa compagnie, prendra la plus grande part du spectacle. Il présentera un grand nombre de tour sous forme de compilation ou d’anthologie.
Gobelets remplis d’eau, coffre contenant une jolie femme transpercée d’une lame tranchante. Que des tours très vieux : « ce sont des prédictions qui datent du Moyen âge, mais que tous les magiciens ont pratiqués dans un moment de leur carrière ». Ainsi, s’est achevé le spectacle, après la remise des trophées et la montée sur scène de tous les magiciens invités.

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