Ouariti : «Le timbre pour communiquer autrement»

Ouariti : «Le timbre pour communiquer autrement»

ALM : Comment se porte la philatélie au Maroc ?
Abdelmajid  Ouariti : La philatélie est une activité à caractère culturel, social et économique dont la principale composante est la collection de timbres. En tant que premier messager des valeurs civilisationnelles, politiques et culturelles, le timbre symbolise tout ce qui est cher à tout un peuple, toute une nation : son identité, son environnement et son histoire à travers les siècles. Il faut aussi rappeler que le timbre est une sorte de diplomate universel.
C’est un citoyen du monde par naissance. Aujourd’hui, la philatélie prend de l’ampleur puisque plusieurs associations régionales ont vu le jour, sans oublier que les gens n’appréhendent plus le timbre comme une simple valeur marchande, mais comme un ensemble d’éléments qui s’imbriquent dans leur vie quotidienne.

Votre association vient de soumettre l’idée d’une émission spéciale sur la visite du Souverain dans les provinces du Sud. Dans quelle optique cette démarche s’inscrit-elle ?
Il s’agit d’une proposition qui a été d’ailleurs favorablement accueillie par Barid Al Maghrib. Pour nous, cette démarche s’inscrit dans le cadre de la grande mobilisation nationale pour la défense de notre intégrité territoriale.
En montrant SM le Roi Mohammed VI en cortège royal, applaudi par les habitants de nos provinces sahariennes, ce timbre prouvera encore une fois que la Nation marocaine est une et qu’elle demeurera indivisible.
Dans la même demande, nous avions également suggéré l’idée d’émettre un autre timbre sur la Mosquée Mohammed VI qui a été inaugurée par le Souverain à Boujdour.
Il s’agit d’un symbole fort qu’il fallait mettre en exergue. Ceci d’autant plus que le timbre traverse les continents et les océans pour arriver dans les villages les plus éloignés. Ces propositions ont été acceptées par Barid Al Maghrib et nous nous en réjouissons.
C’est la première fois qu’une ONG propose des idées et que la Poste les adopte. C’est un nouveau pas qui est ainsi franchi dans le partenariat entre Barid Al Maghrib et les associations de philatélistes.

L’Afrique est aussi très présente dans les activités de votre association. Pourquoi ?
Au sein de notre Association, nous pensons que toute action pouvant contribuer au rayonnement du Maroc est la bienvenue. En outre, au moment où le Maroc est de plus en plus sollicité en Afrique, suite aux nombreuses tournées que le Souverain a effectuées dans le continent noir, il nous paraît important de marquer cette présence constante et grandissante par l’émission d’un timbre en hommage à l’une des personnalités marquantes des pays amis.
A ce sujet, le Festival d’Asilah 2006 a mis en relief les liens séculaires et fraternels qui existent entre le Maroc et les autres pays du continent ;  notamment le Sénégal. Ce Festival nous a indiqué la voie à suivre en commémorant le centième anniversaire de Léopold Sedar Senghor. L’ancien Président du Sénégal et fondateur de la Négritude, fut aussi membre de l’Académie du Royaume du Maroc et de l’Académie française. En imprimant un timbre à l’effigie d’une personnalité de cette dimension, le Maroc conforterait son ancrage et ses relations africains.

Toutes ces actions nécessitent d’autres mesures d’accompagnement. Qu’en est-il au sujet des timbres ?
Naturellement, toutes ces opérations demandent une grande mobilisation car nous voulons que la sortie de ces timbres corresponde à des dates importantes pour notre pays comme la Marche Verte. A cette occasion, une série de manifestions auront lieu. Les thèmes se rapporteront à nos provinces sahariennes. Nous sommes actuellement en discussion avec nos partenaires ; notamment Barid Al Maghrib pour faire de ces émissions spéciales un rendez-vous inoubliable pour mettre en relief la lutte de notre pays pour le recouvrement de ses provinces du Sud.


 "Ribat Arramze", une ONG,
une passion


L’Association "Ribat Arramze pour la Culture et le Développement", basée à Rabat, a été créée par des passionnés de philatélie il y a près de cinq ans. Elle a déjà à son actif près d’une vingtaine d’expositions en partenariat avec d’autres institutions organisées de manières périodiques et parfois à thèmes. Abdelmajid Ouariti, président de cette ONG, dispose d’un vrai petit trésor auquel il consacre une bonne partie de son temps. Parallèlement, elle est présente sur le terrain de la solidarité et d’aide aux personnes nécessiteuses.


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