Parcours artistique Tanger 2014: La ville du détroit revisite son patrimoine architectural

Parcours artistique Tanger 2014: La ville du détroit revisite son patrimoine architectural

C’était à l’occasion du Parcours artistique Tanger 2014, auquel ont participé une trentaine d’artistes représentant les différentes disciplines artistiques. Initiés par l’association «Ssilate», les travaux de cette première édition- qui se sont déroulés sous le slogan «Etre ici à Tanger»- s’assignaient pour objectif principal «de mettre en lumière le patrimoine architectural de Tanger. Nous avons choisi, à cet effet, six lieux parmi les plus emblématiques de la ville, et qui sont jusqu’à présent fermés, pour les ouvrir exceptionnellement le temps d’une journée», indique Anne Chaplain, présidente de l’association organisatrice de cet événement.

Depuis le lancement, dans la matinée, des travaux de cette première édition, les 30 artistes ont investi les six lieux emblématiques, dont la majorité est située à l’ancienne médina ou à la casbah. Ils se sont exprimés tout au long de la journée «suivant leur discipline, leur perception et interprétation faisant de chaque lieu une scène artistique vivante : performances picturales, tableaux mouvants, vidéos et installations photos interactives, installations plastiques, lectures, chants, musique, …», selon les organisateurs.

A l’instar de la comédienne tangéroise Amel Souaid et l’écrivain et dramaturge tangérois Zoubeir Benbouchta qui ont eu, lors de cette journée, des rencontres avec le public à la synagogue Moïse Nahon. Construite en 1876, celle-ci, située à quelques pas du cimetière juif, comporte encore des objets de culte hérités des anciennes synagogues, qui sont actuellement fermées ou n’existent plus. Amel Souaid et Zoubeir Benbouchta ont fait la lecture des textes en rapport avec l’histoire de cet ancien lieu de culte juif. Les propriétaires de la villa Mimi Calpe ont, eux aussi, ouvert, pour la même raison, les portes de leur demeure au public.

Construite par des architectes franco-britanniques dans les années 1860, la villa a accueilli, à cette occasion, la plasticienne casablancaise Mounat Charrat, la sculpteure tangéroise Itaf Benjelloun et la réalisatrice portugaise Luciana Fina pour faire à leur manière une description artistique à ce beau bâtiment riche en histoire. Cinq autres artistes, dont le peintre vidéaste tangérois Omar Mahfoudi et la plasticienne et photographe marrakchie, ont investi la prison du Mechouar pour redonner vie à ces lieux chargés d’histoire et fermés il y a plus d’une cinquantaine d’années. Les organisateurs n’ont pas trouvé mieux que le chanteur et compositeur casablancais Malek et la chanteuse Ihsan R’Miki pour participer avec trois autres artistes marocains à mettre en valeur la richesse historique du palais Akaaboune, où Mick Jagger, Keith Richards et Ron Wood  ont passé trois jours avec le groupe marocain Jajouka, et ce, pour enregistrer le beau morceau «Continental Drift» de l’album «Steel Wheels». L’artiste et sculpteur tétouanais Abdelktim Ouazzani, lui, a participé à ce parcours grâce à ses œuvres exposées au beau jardin du Consulat de France (construit en 1926).

Alors que les organisateurs ont porté leur choix sur cinq autres écrivains et poètes (dont Abdelghani Fennane ou Samira El Ayachi), tous amoureux de Tanger, pour faire des lectures artistiques dans le beau jardin de la célèbre maison Jnan Kaptan, dont l’ancien propriétaire et écrivain anglais James Chandler aimait écrire dans le beau jardin de cette belle bâtisse très chargée d’histoire.

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