Paris à l’heure du cinéma marocain

Paris à l’heure du cinéma marocain

A tout seigneur tout honneur. L’initiative de l’Institut du monde arabe (IMA, Paris) se prépare à rendre un hommage mérité aux «cinémas du Maroc», créations d’ici et d’ailleurs confondues. Projections, rencontres-débats et hommages sont au rendez-vous dans la deuxième moitié d’avril et tout au long du mois de mai. Pour commencer, l’IMA diffuse, chaque dimanche jusqu’au 29 avril, tous les films de l’acteur et humoriste marocain Jamel Debbouze. Le programme comporte la projection notamment des films «Le ciel, les oiseaux et … ta mère», «Les pierres bleues du désert», «Les petits souliers», «Le fabuleux destin d’Amélie Poulain», «Astérix Obélix, mission Cléopâtre», «Les Clefs de bagnole», «Angel-A» et «Indigènes». Une belle récompense vient étoffer l’actif de cet acteur universellement connu et reconnu, consacré en novembre dernier Grand Prix de l’humour par la Société française des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM).
L’acteur prolixe, et néanmoins innovateur, n’est pas du genre à «dormir sur ses lauriers», il sera, en 2007, à l’affiche du nouvel opus des aventures du célèbre gaulois «Astérix aux Jeux olympiques», sous la direction de Thomas Langman et Frédéric Forestier.
Après Jamal Debbouze, et à partir du 13 mai prochain, l’IMA abritera un autre cycle de projections en hommage à «la vitalité du cinéma marocain». Par cette initiative, l’Institut parisien veut faire découvrir l’un des cinémas arabes les plus prometteurs. Il propose une palette variée de films d’ici et ceux de la diaspora marocaine. Le bal de cette grand-messe sera ouvert par le dernier opus de la réalisatrice franco-marocaine Narjiss Nejjar, «Wake up Morocco». Ce film, sélectionné en compétition officielle lors du dernier FIFM (Festival international du film de Marrakech), est porté par le rêve d’une nation, qui veut avancer pour rejoindre les autres. En toile de fond, il y a la candidature du Maroc pour l’organisation de la Coupe du monde de football en 2010. Le film montre comment le patron de la FIFA a déçu l’espoir de tout un pays, mais aussi et surtout la manière (exemplaire) avec laquelle il a surmonté cette déception pour maintenir le cap sur 2010: poursuivre patiemment l’œuvre du développement.
Autre film à l’affiche, «Le gosse de Tanger» de Moumen Smihi. Ce film, qui a été sélectionné en compétition officielle au FIFM 2005, revisite l’époque internationale de la ville du Détroit. Un voyage dans le temps et dans l’espace pour reconstituer une longue histoire de fascination. Changement de décor. «Mémoire en détention», l’autre film programmé, propose un autre regard sur les années de plomb au Maroc.
Dans ce film multi-primé, Jilali Ferhati, à la fois réalisateur et acteur, nous invite à un voyage à travers le temps pour découvrir le Maroc d’hier, avec ses désillusions mais aussi ses espoirs. A l’affiche toujours, le dernier film de Faouzi Bensaïdi : «What a wonderful world». Dans ce film, qui a également été sélectionné en compétition officielle au dernier FIFM, M. Bensaïdi nous livre, au-delà de l’histoire rocambolesque d’un tueur à gages, sa vision esthétique du cinéma. Un cinéma dynamique et innovateur. 

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