«Passagers» veut promouvoir l’entrepreneuriat culturel en 2020

«Passagers» veut promouvoir l’entrepreneuriat culturel en 2020

L’association basée à Oujda œuvre pour les jeunes

L’association Passagers art et développement à Oujda a de nouvelles perspectives pour 2020. «Nous nous focaliserons sur l’entrepreneuriat culturel chez les jeunes, tout en gardant un œil sur l’identité de nos actions avec des cibles jeunes et respectant le genre». Idriss El Fatih Hadef, président de cette structure regroupant d’autres jeunes, qui s’exprime sur ces perspectives, en révèle également les activités pour cette année. En détail, «Yallah Chabab» ciblera 5 lycées de la capitale de l’Oriental pour rencontrer plus de 1.000 bénéficiaires. Ce sont, selon ses dires, des rencontres story telling (raconter des histoires) entre les lycéens et des jeunes qui ont commencé une carrière professionnelle, des jeunes originaires de la même ville, qui ont grandi dans le même contexte. Ces rencontres sont suivies par des ateliers sur le genre, la prise de parole en public et la sensibilisation à la chose publique. De plus, l’activité «Ndirou 9hioua» consiste en un café débat mensuel qui met les décideurs face à des jeunes qui ont des questions, avec des virgules artistiques.

Cette année, l’action sera diffusée sur la radio régionale de la SNRT. Pour promouvoir l’entrepreneuriat culturel, «des formations au profit des jeunes dans les métiers de l’art et la culture, pour faire d’eux des auto-entrepreneurs». Dans ce sens, 5 sessions sont prévues, avec des opportunités de stage dans le cadre du jumelage avec la ville de Lille dans une «Smart coop» (ndlr, coopérative). Outre ce jumelage, «Passagers» a eu des échanges avec l’association Velours à Reims et Grenoble. Et dans le cadre de la valorisation du patrimoine matériel et immatériel, une balade artistique sera organisée à l’ancienne médina d’Oujda, passant par ses monuments, avec des pauses musicales animées par les jeunes.

Entre-temps, «Passagers» organise mensuellement «Mezzek’Night», un micro ouvert aux jeunes musiciens pour faire le networking avec des producteurs potentiels.

A son tour, «L’underground» est une activité organisée trimestriellement par l’association dans le cadre du programme «Oujda Jeunesse» avec le ministère de la cultutre, de la jeunesse et des sports.   

Aussi, le 5ème marché de la musique appelé «L’Karfour» sera marqué en mars prochain par des formations, conférences, expositions et show cases, entre autres, destinés aux artistes, productions, entreprises, coopératives et institutions. «Penser l’entrepreneuriat culturel comme moyen d’inclusion socio-économique des jeunes est devenu une nécessité», ajoute le comité d’organisation de «L’Karfour». Organisé avec d’autres associations partenaires comme «Aix’Qui?» et le groupe de musique «Snitra», ce marché, dont Brahim El Mezned est le directeur artistique, envisage d’atteindre un nombre de participants se chiffrant à 8000. «L’Karfour», un tremplin pour les jeunes groupes, sera également marqué par des conférences autour de l’implication de la femme dans la musique sans en faire un outil pour défendre ses droits. Cet événement traitera, de plus, de l’industrie culturelle et de la manière dont la musique peut tirer des bénéfices du digital.

Dans l’ensemble, «Passagers», fondée en 2011 et qui rassemble des membres installés au Maroc et à l’étranger, organise des activités de proximité. L’entrepreneuriat culturel étant au centre de ses intérêts. Avec l’Association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger, «Passagers» a, pour l’heure, formé plus de 20 jeunes en entrepreneuriat culturel.

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