Patrick Paicheler peint impressions et paysages du Maroc

Il peint des autoportraits, des natures mortes,  impressions et paysages du Maroc aux couleurs sobres. Patrick Paicheler expose ses œuvres colorées jusqu’au 15 décembre prochain   dans trois lieux phares de la ville de Meknès. Le public Mékanassi aura l’occasion de découvrir ses œuvres à travers trois séries : La série «Paysages» à la Galerie de la Direction régionale du ministère de la Culture, la série «Portraits» sera présentée au Centre Saint-Antoine et la série «Bidons» sera exposée à la galerie de l’Institut français de Meknès. Il est influencé par les couleurs de la nature splendide du sud du Maroc. «Patrick Paicheler, après plus de 20 ans passés dans le Minervois, ce doux sud de la France, vit et travaille dans l’âpre sud du Maroc depuis 1999. À chaque sud, sa lumière et ce qu’il en donne à voir, avec ce qu’il observe chez lui, dans ou autour de sa maison, de l’atelier, des paysages aperçus. À l’intérieur des cercles intimes dont il a défini le tracé, à force d’errance. Tracés au compas d’une volonté tenace, dont la particularité est de se nourrir aux pays de lumière», a souligné son épouse artiste-peintre Valérie Lafont.
Peintre du sud et chasseur de lumière dans ou à l’extérieur de sa maison et de son atelier qui surplombe le village de Zaouït. Une lumière qui se laisse captiver par l’artiste qui la reproduit à coup de traits vigoureux et de teintes d’une crudité tenace, d’une fidélité relative.
La lumière marocaine l’emporte toutefois depuis quelques années. «Capable de produire des teintes d’une cruauté sans nom, d’une crudité sans répit, d’une noirceur implacable, la lumière marocaine peut parfaitement faire que le ciel soit perçu noir parce que trop bleu. Excitante au possible. Après quelques décennies de pratique de la chose peinte, comment ne pas répondre au défi d’un vert ébloui de soleil au point de paraître bleu froid. Figé, ainsi d’arganiers, série majestueuse sur l’arbre roi du Maroc», indique Valérie Lafont. Et d’ajouter : «Spectateur-plongeur, on se jette dans ces constructions triangulées, on résiste avec effort au vertige-effroi provoqué par les rochers à marée basse. On s’éloigne avec des lignes d’horizon de plus en plus hautes, jusqu’à s’abstraire dans des cieux triangles éclatants, au bord, tout au bord, à la lisière frangée de la toile…».
Né à Kenitra en 1947, Patrick Paicheler a vécu ensuite en Allemagne et en Algérie avant de retourner en France en 1963. élève de l’école des beaux-arts de Reims, il a ensuite enseigné le dessin pendant deux ans, puis a exercé différents métiers dont celui de décorateur.
Depuis 1980, il se consacre exclusivement à la peinture, d’abord dans le Minervois, sud de la France puis, dès 1999 au Douar Zaouït Aglou, près de Tiznit, sud du Maroc.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *