Pied de lettre

Tout le monde est encore sous le choc, après la terrible tragédie qui a frappé Al Hoceima et sa région. Tous les Marocains, société civile, ONG, sportifs, expatriés, anonymes, ont mis la main à la pâte, chacun selon ses moyens, pour essayer de soulager la peine de leurs concitoyens meurtris et endeuillés. Bien. Et les gens de la culture ? Me diriez-vous. Rien, nada, nicht, oualou. Personne ne semble être au courant. Ou alors, on a dû mal communiquer. C’est que, à Al Hoceima, Imzouren et dans toutes les localités sinistrées, il n’y a pas de salles où, de pair avec les ragots, les boissons pétillantes coulent à flot et les petits fours se ramassent à la pelle. Et pourtant, Dieu sait combien cette population aurait besoin d’être réconfortée par le biais de spectacles de marionnettes pour les enfants, de soirées musicales et théâtres, fut-ce en plein air. Mais, peut-être fait-il trop froid là-bas… Que nos artistes qui agissent dans le cadre d’ONG veuillent bien nous excuser de cette attaque frontale. Mais il fallait bien attirer l’attention des autres. Ceux qui, du haut de leur piédestal, n’ont certainement pas dû se rendre compte du terrible drame qui s’est joué dans le Nord du pays. Pour rester dans le langage théâtral, le souffleur pourrait leur dire que la pièce n’est pas encore terminée et qu’ils peuvent toujours entrer en scène. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Mais, peut-être avions-nous tort et que nos artistes voulaient simplement se faire désirer. S’ils viennent, on peut leur promettre au moins trois rappels.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *