Portrait : Bahija Chaibi, la passionnée du micro

Portrait : Bahija Chaibi, la passionnée du micro

La  journaliste Bahija Chaibi ne peut passer inaperçue. Son dynamisme et sa passion pour son métier lui valent la célébrité. Sa carrière journalistique à radio Tanger est marquée par ses émissions, dont celle de «Microphone Chabab». C’est ce programme d’ailleurs qui lui a permis d’obtenir le prestigieux prix de la radio, lors de la dernière édition du grand Prix de la presse. Elle en est très contente, mais elle affirme que cette distinction est, en fait, une consécration pour tous ses collègues journalistes à la radio Tanger. «Ils se sont toujours distingués par leur travail d’équipe.  Et ce n’est pas la première fois qu’un journaliste de cette radio est primé. J’ai été précédée par plusieurs de mes collègues, dont Abdelhamid Nakrachi, Fatma Issa et Zhor Laghzaoui », confie Bahija.
L’émission «Microphone Chabab» lui a été proposée par le directeur de la radio Tanger, Abdelilah Lahlimi. «La réussite de cette émission est due aussi à son réalisateur Mohamed Aniba. M. Lahlimi voulait, à travers ce programme radiophonique, donner l’opportunité aux jeunes d’exprimer et de discuter de leurs problèmes», explique la journaliste. Cette émission a  invité, depuis sa création, il y a un an, plusieurs connaisseurs du domaine social et des médecins spécialistes. Exemple de sujet traité : «La prostitution dans les milieux des jeunes», l’épisode justement à l’origine de la distinction. Bahija qui veut soulever les sujets dits toujours tabous n’en est pas à ses derniers thèmes tabous. Elle a invité, lors d’un épisode consacré à la maladie du sida, une jeune personne atteinte de la maladie. «Nous invitons tout le monde sans exception à témoigner de son expérience, de ce qu’il endure au quotidien, en leur souhaitant de retrouver une vie normale», déclare la jeune journaliste radiophonique, faisant remarquer que « Nous essayons ainsi de mettre en garde la jeunesse et de les prévenir de certains phénomènes sociaux comme la drogue et la délinquance».
Outre le journal d’informations, Bahija a réussi à impressionner les auditeurs de radio Tanger grâce à d’autres émissions. Licenciée en physique nucléaire, elle se distingue par ses connaissances dans d’autres domaines. Ce qui lui a permis d’être une journaliste polyvalente et de traiter différents thèmes lors de ses émissions. Après un baccalauréat en mathématiques, Bahija a intégré l’équipe de radio Tétouan en 1992 à l’âge de 16 ans. L’ancien directeur de cette station régionale, Saïd Ramdani, lui a très vite confié l’animation d’une émission scientifique. Elle a réussi au bout de quelques années à se faire une réputation sur la scène radiophonique. Ce qui lui a permis en 1994 de décrocher le poste de journaliste à la section d’informations à la radio Médi 1. Mais elle devait quitter quelques mois après cette station. «Car mon nouveau métier ne me permettait pas de poursuivre mes études de DEA (Diplôme d’études approfondies)», révèle-t-elle. Bahija reprendra ainsi son activité à la radio Tétouan pour rejoindre quelques années après l’équipe rédactionnelle de la radio Tanger. Elle a ainsi enrichi son expérience aux côtés des grands journalistes de cette station régionale.
Native de Larache en 1975, Bahija a eu une enfance heureuse. «J’était une enfant turbulente et espiègle qui ne cessait pas de parler et de poser de questions», se souvient-elle. Et d’ajouter que « j’étais aussi très connue pendant mes études primaires aussi bien par les enseignants que par les élèves grâce à mes bons résultats et ma participation dans les activités culturelles. J’étais encore très petite lorsque mes enseignants me demandaient de faire de petits discours à l’occasion des fêtes nationales ou la fin de l’année».
Bahija n’a jamais pensé, pourtant, exercer le métier de journaliste radiophonique. Son frère aîné, doué en sciences mathématiques, l’a encouragée, au départ, à poursuivre les mêmes études que lui. Mais, après son baccalauréat, son penchant pour le journalisme s’est confirmé. Elle a su développer sa passion pour en faire son métier. Et elle avait bien raison.

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