Portrait : Ghizlane Oudelouarde, la jeune poétesse qui fait l’exception dans sa famille

Portrait : Ghizlane Oudelouarde, la jeune poétesse qui fait l’exception dans sa famille

Dès son petit âge, elle se passionnait pour la rédaction de poèmes en français et à ses 22 ans elle a publié un recueil en arabe. La jeune poétesse, Ghizlane Oudelouarde, a récemment signé son premier livre de poésie intitulé «Chizophrinia Attawahoud» (Schizophrénie de la solitude). Rencontrée au 19ème Salon international du livre et de l’édition qui s’est tenu dernièrement à Casablanca, la conceptrice de cette œuvre, éditée chez la maison jordanienne Fadaat, a indiqué à ALM que son nouveau-né «traite de la schizophrénie non en tant que maladie mais comme complément pour l’âme dans ses différents états».
Quant au choix de l’arabe, Ghizlane Oudelouarde, qui en est à la quatrième année de ses études en ingénierie informatique et télécommunications à Casablanca, nous explique que «je ressens une aise quand j’écris des poèmes dans cette langue». De plus, elle fait l’exception dans sa famille puisque tous ses membres communiquent rarement en arabe.
Mais cela ne l’empêche pas de rédiger en langue française. D’ailleurs, elle se souvient de son premier poème qu’elle a écrit, en français, sur l’eau à l’occasion de la Journée mondiale dédiée à cette ressource naturelle. «Quand j’étais en première année de l’enseignement fondamental, j’appréciais la poésie en français. Je me rappelle que notre professeur nous demandait de livrer nos impressions sur un poème étudié. Et tellement j’ai nourri une passion pour ce genre littéraire que je me suis trouvée, au fil du temps, en train d’écrire des poèmes», se remémore-t-elle.
Interrogée, par ailleurs, sur le choix d’une maison jordanienne pour éditer son livre, la jeune poétesse, installée dans la grande métropole et née en 1990, précise qu’«il a été fait par hasard». Pour information, «Chizophrinia Attawahoud» a été signé, en premier, lors du Salon du livre tenu en septembre dernier en Jordanie.
Après son premier recueil, la poétesse travaille sur «Walakina achahamat». Un livre de poème qui aborde la réalité du monde après le Printemps arabe.  Outre la poésie, Ghizlane Oudelouarde, qui lit beaucoup en français, en espagnol et en anglais, réalise des traductions. Pour le moment, elle se penche sur la traduction d’un roman de Jean Genet.

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