Portrait : Larbi Yacoubi, parcours artistique d’un pionnier

Portrait : Larbi Yacoubi, parcours artistique d’un pionnier

L’artiste Larbi Yacoubi est l’un des pionniers du cinéma et du théâtre au Maroc. Il vient de recevoir avec deux autres pionniers du cinéma et du théâtre, l’hommage annuel lors de la cérémonie inaugurale du 12ème Festival national du film de Tanger. Ayant débuté en 1950 son parcours artistique, Larbi Yacoubi se dit avoir encore des projets dans le domaine artistique. D’ailleurs, son public l’a vu tout récemment dans le long métrage «Dès l’aube» de Jilali Ferhati et le court métrage «Rires en larmes» de Mohamed Labdaoui. Larbi Yacoubi vient aussi de dessiner des costumes pour des productions cinématographiques marocaines et étrangères. Cet artiste aux multiples talents a également été plusieurs fois distingué lors des grandes manifestations artistiques organisées dernièrement au Maroc. Né en 1930 à Tanger, Larbi Yacoubi ne perd rien de son grand amour pour la vie. Il a pu garder au fil du temps sa célèbre silhouette mince et élégante, qui est propre à lui. Outre l’art dramatique, cet artiste ne cache pas sa passion pour la musique et la danse classiques ainsi que pour la cuisine. Il demeure, pour ses amis et son public, un grand connaisseur de la vie artistique et culturelle au Maroc. Ayant pu s’imposer dès ses débuts comme comédien et costumier, Larbi Yacoubi a côtoyé de grands artistes marocains et étrangers. Cet artiste qui a commencé en 1950 sa carrière dans le théâtre a rejoint la même année la troupe franco-marocaine «Troupe Maâmora». Il y a fait preuve de son talent aussi bien comme costumier que comédien. Il garde en mémoire ses beaux rôles joués, pendant les années 50, dans plusieurs pièces de théâtre dont «Bonhomme Misère» d’André Voisin, «Les gens de la caverne» de Taoufiq El Hakim et «El Warith», adaptée par Ahmed Tayeb Laâlej, et ce d’après «Le Légataire universel» de Jean-François Regnard. Par ailleurs, Larbi Yacoubi a réussi en 1957 à intégrer le ministère de la Jeunesse et des Sports, tout en gardant un lien étroit avec le théâtre. Car il a pu participer la même année à la pièce de théâtre « La volonté de la vie » de Abou Kassem Achabbi. Ayant été parmi les initiateurs du projet de la Maison des jeunes au Maroc, Larbi Yacoubi en devient, en 1959, le premier directeur à Tanger. Mais il s’est senti incapable, peu de temps après, de concilier entre son poste au ministère et son métier de comédien. Il a choisi de quitter la fonction publique pour se consacrer complètement à sa passion. Il a réussi en 1960 à jouer son premier rôle au cinéma grâce à sa participation au film «Maria Magdalena », du grand réalisateur italien Luigi Di Marqi. Ce qui lui a ouvert ensuite la voie pour travailler dans de grandes productions internationales et côtoyer par conséquent de grands artistes de renommée internationale tels que David Lynch, Francis Ford Coppola, Mustapha Akkad et Martin Scorsese. Larbi Yacoubi se distingue aussi par ses rôles dans le cinéma marocain grâce à ses rôles dans plusieurs films tels que «Al Hayat kifah» de Mohamed Ben Abdelouaheb Tazi et Ahmed Mesnaoui, «Wachma» de Hamid Benani et « Badis» de Mohamed Abderrahmane Tazi, ainsi que «Le gosse de Tanger» de Moumen Smihi. Et grâce à son parcours remarquable, ce grand artiste ne peut passer inaperçu, surtout dans les lieux publics de Tanger. Car il demeure un personnage très aimé par les Tangérois.

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