Portrait : Mohamed Souiyeh, poète dans l’âme

Portrait : Mohamed Souiyeh, poète dans l’âme

Ses poèmes hassanis lui ont valu l’admiration de  tous au Maroc comme à l’étranger. Mohamed Souiyeh est né en 1958 à Laâyoune et plus exactement près du site de la célèbre bataille Dcheira. Il s’était toujours servi de ses talents pour soutenir la cause de tous les Marocains : l’unité territoriale. A l’âge de 16 ans, sous la colonisation espagnole, M. Souiyeh a écopé d’une peine de six ans de prison pour avoir revendiqué la réintégration du Sahara à la  mère patrie : le Maroc.
Une trentaine d’années après la marche verte, M. Souiyeh reste tout aussi engagé à défendre l’intégrité territoriale du Royaume. «Cette fois-ci, les adversaires sont bel et bien des frères qui sont manipulés par un régime pour exporter ses crises intérieures. Un poète, c’est comme un soldat, tous les deux ont le même devoir qu’ils accomplissent avec des moyens différents», explique M Souiyeh qui ne cache pas sa fierté de jouir d’une grande popularité  dans la région.
Pour plusieurs, M. Souiyeh est devenu un véritable symbole. Il est autodidacte dont la passion pour la poésie hassanie en a fait l’un de ses vétérans. Le poète sahraoui qu’il est a choisi des vers pour exprimer ses émotions et décrire le quotidien des Marocains, les traditions des Sahraouis, l’amour et la jeunesse. «J’essaye de conserver l’histoire de mon pays par le biais de mes poésies, notamment en ce qui concerne le mode de vie traditionnel», déclare le poète.
Mais rationnel comme il est, c’est à partir de l’impression des autres qu’il raccorde ses cordes. Il a choisi ses cinq enfants pour être ses premiers critiques. Leurs opinions comptent toujours pour lui malgré leurs jeunes âges. 
Mohamed Souiyeh a déjà publié trois recueils, grâce à l’appui de l’Agence de développement des régions de sud. Le premier, «Printemps des jeunes», ne se détache pas du nationalisme arabe et de la cause  palestinienne et irakienne. Le deuxième intitulé «Tes coutumes t’enchantent» décrit le mode de vie dans le milieu sahraoui et fait l’éloge du charme de cette région. «Un soleil est disparu, l’autre s’est levé» est son troisième recueil. «Ce dernier me tient vraiment à cœur, puisqu’il est dédié à feu Hassan II et S.M. Mohammed VI», révèle-t-il.
Au-delà d’être un poète à la quête perpétuelle d’inspiration, M. Souiyeh est un fervent défenseur du patrimoine hassani. L’avenir de ce genre de poésie le préoccupe tout particulièrement et lui donne beaucoup de fil à retordre. «Je considère la  poésie hassanie comme étant l’un de mes enfants. Je veux que les autres générations la préservent», espère-t-il.
 

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