Potins

«Papa», l’autre rôle de Marouazi
L’acteur Mohamed Marouazi, époux de la réalisatrice Leila Triki, observe une pause de quelque temps pour apprécier de bons moments avec son bébé de huit mois. « J’ai pris une période de repos, c’est bien mérité après de longues durées de tournage», souligne Marouazi. Ce dernier vient tout juste de sortir d’un tournage, il y a à peine deux semaines. Pour le moment, il s’agit de prendre soin de son bout de chou et se consacrer à l’écriture. « Je prépare un scénario pour un téléfilm en trois épisodes, une trilogie que je vais co-écrire avec Mohamed Tabii et qui sera réalisée par Leïla Triki », ajoute le cinéaste. En parallèle, un autre projet sera entamé une fois bien reposé. Il s’agit de la pièce « Un père, trois fils » du metteur en scène français Dominique Touzet. Cette pièce, qui relate de façon subtile l’histoire des trois religions monothéistes, sera réalisée une fois que les moyens de son financement seront trouvés. C’est d’ailleurs dans ce but que le metteur en scène sera au Maroc à partir du 7 novembre pour faire les démarches nécessaires. La partie marocaine sera financée, entre autres, par le service culturel de l’ambassade de France ainsi que le théâtre national Mohammed V.

Les ailes brisées de Abdelmajid Rchich en Syrie
Le réalisateur Abdelmajid Rchich n’est pas de ceux qui dorment sur leurs lauriers. Ce cinéaste, auteur de « Histoire d’une rose », travaille loin des feux de la rampe. A peine a-t-il bouclé son long-métrage « Les ailes brisées », qu’il pense déjà à son œuvre prochaine. « Je suis en phase d’écriture d’un scénario pour un téléfilm intitulé « Cinq femmes ». Connu pour ses préoccupations d’ordre social, Abdelmajid Rchich a un style de cinéma particulier. A l’image du cinéma néoréaliste, ce metteur en scène aime se pencher sur des sujets de société qui peuvent paraître parfois anodins ou consommés. Il essaie à sa manière de donner à ces thèmes une originalité où l’émotion est au rendez-vous. C’est le cas du film précité « Histoire d’une rose » et ce sera le cas aussi -comme le sous-entend le synopsis du film- pour « Les ailes brisées ». Ce long-métrage, qui relate l’histoire des enfants de la rue,  sera projeté avant le festival national du film de Tanger. C’est-à-dire début décembre. Mais avant, cette œuvre participera à deux festivals en novembre :  ceux de Nantes et de Damas.

Chami, la passion cathodique
L’ex-directrice de la Villa des Arts, Yasmina Chami, s’est découvert une passion pour la télévision. Elle a été l’initiatrice du concept du programme « Des familles et des solutions » qui a été diffusée chaque vendredi soir sur la première chaîne nationale. Cette émission de 52 minutes est un projet qui motive Yasmina Chami. « Je suis très satisfaite de cette émission et je m’y adonne à cœur joie », se réjouit-elle. Et d’ajouter : « Cette émission donne la parole à tous les milieux sociaux ». Ainsi, ce ne sont pas des spécialistes qui viennent faire des discours sur les comportements et les conflits familiaux, mais c’est bel et bien MM- tout-le-monde qui viennent apporter leur témoignage sur le plateau. A la fin de chaque épisode, la thérapeute Amina Boucetta fait une synthèse de tous les témoignages et essaie d’y trouver des solutions. Une émission animée par Fatema Loukili et en «darija» s’il vous plaît.

Ça tourne pour Hamid Bennani
Le téléfilm, « Le Printemps des rêves », de Hamid Bennani, réalisé il y a de cela un an, a enfin été diffusé sur la première chaîne nationale. C’était le lundi dernier. Sur fond d’amour, de haine et de trahison, ce téléfilm retrace l’itinéraire des familles ayant en point commun des conflits générés par la pression de la vie quotidienne. Au casting, figurent les acteurs  Rachid El Ouali, Hanane Ibrahimi ainsi que Fatima Ouchai. Un autre téléfilm, « Le Petit bonheur », cette fois produit par la deuxième chaîne nationale (2M), devait être diffusé en ce mois de Ramadan.
Cependant, comme l’explique son auteur : « Certaines scènes du film sont osées et « Le Petit bonheur » sera programmé après le mois sacré ». Entre-temps, Hamid Bennani travaille sur un autre projet qui lui tient à cœur : la réalisation d’une épopée sur l’histoire du Maroc. Un long-métrage historique. « Ce sera une superproduction », renchérit le réalisateur. « C’est un film de gros calibre qui nécessite de gros moyens », déclare Hamid Bennani. Aussi, ce dernier compte présenter ce projet de film intitulé « L’enfant cheikh » à la prochaine cession de la commission du Fonds d’aide au cinéma. « Mais pas avant d’avoir rassemblé au moins une bonne partie du financement », déclare Hamid Bennani.

Nadia Allali, du melhoun au chaâbi
Après avoir révélé ses talents dans l’album la « Kahena » de Cheb I Sabbah, la chanteuse de melhoun, Nadia Allali, se prépare à un duo avec un chanteur algérien nommé Nourredine. « Nous sommes actuellement en plein enregistrement dans un studio à Casablanca », déclare Nadia. Eprise de rythmes et de mélodies du melhoun et du gharnati, la chanteuse change aujourd’hui de style. Le temps d’un duo. En effet, Nadia explique que cet album contient des chansons du chaâbi algérien. « Ce sont des rythmes légers et agréables à écouter », nous confie la chanteuse. Les deux musiciens travaillent d’arrache-pied pour finir l’enregistrement dans les délais. « L’album sera commercialisé dès la première semaine de décembre », ajoute Nadia. Celle-ci précise que l’album en question sera disponible sur les marchés marocains du disque.
Et le titre de l’album dans tout ça ?
Méfiante, Nadia Allali déclare simplement : « Nous n’avons pas encore décidé du titre ».

Batoul S’himi : Fini les «bobos»
L’artiste-peintre Batoul S’himi s’est remise de ses démêlés avec la responsable de la direction des arts à Rabat au sujet de son exposition de l’année précédente. Les fidèles observateurs du milieu artistique se rappelleront le malentendu qui avait éclaté entre l’artiste et cette responsable au ministère de la Culture, en l’occurrence Souad Razouk. Cette dernière aurait cherché plusieurs prétextes pour convaincre Batoul de ne pas dédier son exposition au défunt Yasser Arafat. L’artiste-résidant aujourd’hui à Martil, tenait absolument à son concept et a préféré annuler l’exposition plutôt que céder aux volontés de la responsable. Aujourd’hui, Batoul se ressource à Martil et se penche sur ses projets professionnels et artistiques. Elle gère un cyber qu’elle compte aménager bientôt en galerie d’art. « Il y a plusieurs étudiants qui viennent dans cet espace pour consulter leurs mails, faire des recherches, j’ai donc pensé que ce serait intéressant de le transformer en lieu d’art », explique l’artiste. L’idée, selon elle, serait d’organiser des expositions régulières pour animer davantage son local d’un mètre 50 sur un mètre 50. Côté exposition, Batoul S’himi prépare une installation en duo avec son mari, artiste de profession, Faouzi Laatiriss. « Complicités »  est le nom de cette exposition que le couple prépare suite à la proposition de Abdellah Karoum. Ce dernier a programmé cette exposition dans le calendrier des activités de son espace : «Appartement 22 » à Rabat.

Bensaïdi met les dernières retouches à son film « WWW »
Faouzi Bensaïdi vient d’achever le tournage de son film « What a wonderful world. WWW ». Ce long-métrage a été tourné pendant sept semaines dans différents endroits de la métropole. WWW regroupe dans les rôles principaux les acteurs Nezha Rahil, Fatima Atef, El Mehdi Al Aâroubi ainsi que Faouzi Bensaïdi himself. Le réalisateur incarne le premier rôle masculin dans ce film, en l’occurrence « Kamel ». Ce personnage est un tueur à gage qui reçoit ses contrats par Internet. Il a coutume d’appeler « Souad », une prostituée occasionnelle pour faire l’amour après ses exécutions. A chaque fois, c’est «Kenza » qui décroche. « Kenza », interprétée par Nezha Rahil, est agent de circulation, responsable du plus grand rond-point de la ville. Bientôt, il tombe amoureux de cette femme et part à sa recherche.  Selon les propos de Faouzi Bensaïdi, « les conditions de tournage étaient très difficiles ».  Mais aujourd’hui, ces désagréments ne sont plus qu’un lointain souvenir. L’étape suivante est celle du montage. Un processus qui se déroulera en France. Coproduction oblige.

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