Pour l’amour du cinéma

«Les cinéastes marocains sont animés d’une ferme volonté de promouvoir le 7-ème art en dépit du manque de moyens ». C’est qu’a affirmé Vincent Melilli, directeur de l’institut français de Marrakech (IFM). S’exprimant lors d’un déjeuner-débat, consacré à l’évaluation de la 3e édition du week-end cinéma de Marrakech qui a eu lieu du 29 au 31 mars dernier, Melilli n’a pas manqué de souligné le manque de moyens financiers et techniques qui entravent la bonne marche du cinéma dans notre pays. Un facteur qui, pour lui, n’empêche pas la production marocaine de se frayer son petit chemin parmi les pays les plus actifs dans ce domaine. Il s’agit moins d’une production nationale que de l’apport des productions étrangères tournées au Maroc. Malgré sa baisse actuelle, ce marché ne va certainement pas tardé à reprendre de plus belle. On en a pour indicateur un prochain film américain dont le tournage est prévu à Casablanca et qui serait entamé la semaine prochaine.
A cela s’ajoute l’arrivée de plus en plus fréquente des stars de cinéma international au Maroc. Le but est d’avoir un contact direct avec le public. L’initiative de l’IFM s’inscrit dans ce même cadre. Après avoir initié les week-end du cinéma, les organisateurs font venir des acteurs pour qu’ils fassent la promotion de leurs films. Le but du week-end s’inscrit dans « la logique de promouvoir le cinéma au Maroc», a-t-il dit, rappelant que cet objectif a été concrétisé dernièrement par la création de l’association week-end cinéma dans la perspective de pérenniser cette tradition cinématographique à Marrakech.
Les organisateurs de cette manifestation se sont, par ailleurs, déclarés satisfaits de l’ambiance de «fête très conviviale» qui a marqué cette édition et du grand intérêt manifesté par le public marrakchi quant aux films projetés.
Initiée par l’association Week-end Cinéma en partenariat avec l’IFM et le cinéma «Colisée », cette édition a été marquée par la projection de deux films événements : «Astérix et Obélix, mission Cléopâtre» du réalisateur Alain Chabat et «le fabuleux destin d’Amélie Poulain» de Jean-Pierre Jeunet. Une rencontre avec le réalisateur Jacques Perrin a également eu lieu, en marge de la projection de son film «Le peuple migrateur». a cela se sont ajoutées la présentation du long-métrage indien «Le mirage des moussons» de Mira Nair et une rencontre autour du thème «filmer le réel au maroc», en présence de la sociologue Soumia Guessous, le cinéaste Nabil Ayouch et le réalisateur Hakim Belabbes. Le cinéma marocain a été présent à travers un documentaire de ce dernier intitulé «Un nid dans la chaleur». Tourné en numérique, le film inaugure la rentrée du cinéma national dans une nouvelle ère qui doit non seulement être au fait des dernières technologies en la matière mais doit également rester fidèle à l’esprit même de cette entreprise : l’art.

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