Pour saluer un grand bonhomme

Pour saluer un grand bonhomme

Le rendez-vous est donné le 19 février à partir de 15 heures à la Foire internationale de Casablanca lors de l’édition 2015 du Salon du livre. Le ministère de la culture et le syndicat marocain des professionnels du théâtre ainsi que plusieurs autres sensibilités proches du grand comédien défunt, Mohamed Bastaoui, organisent un événement qu’il faut saluer à plus d’un égard. D’abord, c’est une première de saluer la mémoire d’un artiste de cet acabit quelques semaines après son départ, avec une rencontre autour de son parcours, sa carrière et sa vie d’homme et d’acteur. Ensuite, présenter un livre avec plusieurs témoignages sur l’artiste pour mettre en valeur plusieurs facettes de son travail, ses choix d’acteur et ses engagements d’homme.

Cette rencontre autour d’un film et d’un livre est le fruit du travail  de professionnels et critiques de cinéma tels que Hassan Nerrais, Hassan Fakir et Houssain Chaâbi. Pour Hassan Narrais, l’objectif d’une telle rencontre est simple : «Il s’agit de saluer la mémoire d’un grand artiste marocain qui nous a quittés très tôt. Pour nous, le but est de faire ressortir les grandes qualités d’un ami et d’un frère d’abord. Ensuite, c’est une action qui doit servir d’émulation pour ne pas oublier nos artistes et tourner la page après leur décès comme s’ils n’ont jamais existé et donné tant à l’art  et à la culture marocains».

En effet, une rencontre comme celle prévue pour le jeudi 19 février à la salle Al Qods, est un exemple à suivre. Chaque année des artistes meurent, souvent dans l’oubli et la marginalisation. Il est temps que le ministère de tutelle, les syndicats d’artistes, les critiques d’art et les intellectuels se mettent au travail parce que personne d’autre ne le fera à leur place. Qui mieux qu’un critique ou un écrivain pourra mettre en valeur le travail d’un artiste ? Car tous les artistes sont concernés aujourd’hui  au Maroc plus que jamais. Certains meurent très pauvres, dans le dénuement, d’autres sont aidés par les leurs, quand d’autres  ne trouvent même pas de quoi aller s’acheter un médicament pour soulager une douleur. Rendre hommage, écrire des livres, organiser des rencontres pour sensibiliser les responsables, les institutions privées, les mécènes d’art pour que les artistes marocains puissent vivre et mourir dans la dignité.

Le 19 février à partir de 15 heures à la Foire internationale de Casablanca, Salle Al Qods.

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