Pour voir «Tosca», tous les chemins mènent à Rabat

Pour voir «Tosca», tous les chemins mènent à Rabat

Après avoir interprété l’opéra «Tosca» du compositeur italien Giacomo Puccini en 2011, l’Orchestre philharmonique du Maroc (OPM) est en pleine représentation de ce chef-d’œuvre international à Rabat. Le samedi 18 avril, les mélomanes découvriront en soirée cet opéra au théâtre national Mohammed V de Rabat. Deux autres représentations ayant eu lieu, lundi et samedi derniers, dans les mêmes locaux.

La particularité de ces nouvelles représentations par l’OPM, dirigé le temps de cette œuvre par le chef d’orchestre Olivier Holt réside visiblement dans les personnages. «Pour cette production, la soprano bulgare Stefanna Kybalova interprète Floria Tosca», précisent les initiateurs en rappelant que le rôle titre est marqué par les plus grandes cantatrices, Maria Callas en tête. Et ce n’est pas tout ! Stefanna Kybalova se produit aux côtés du ténor marocain Abdellah Lasri dans le rôle de Mario Cavaradossi. Outre ces deux personnages principaux, cette œuvre, soutenue par Crédit du Maroc, en partenariat avec le ministère de la culture du Royaume du Maroc et du théâtre national Mohammed V, est interprétée par d’autres. Il s’agit de Valdis Jansons dans le rôle d’Il Barone Scarpia, Mikhael Piccone qui se glisse dans la peau de Cesare Angelotti et Sciaronne. Le casting comprend également Jean-Christophe Grégoire Albertini, Mark Van Arsdale et Nacer Noureddine qui interprètent respectivement les personnages d’Il Sagrestano, Spoletta et Un Carceriere.

Le tout dans une mise en scène de Jean-Marc Biskup. Celui-ci fait, selon la même source, le choix de transposer l’histoire, initialement située à Rome en 1800, dans les années 1930, durant l’entre-deux-guerres et la montée du fascisme en Europe où émergent des régimes totalitaires. «En déplaçant ainsi l’époque du drame, le metteur en scène rend l’essence de l’œuvre plus accessible et son propos plus percutant encore», enchaînent les organisateurs.

Dans l’intrigue, la même source précise que le peintre Mario Cavaradossi vient en aide à un prisonnier politique en fuite, Angelotti, ancien consul de la République, activement recherché par Scarpia, le redoutable chef de la police qui traque tous les partisans de la liberté. Le geste généreux de Cavaradossi va avoir de terribles conséquences. Scarpia, faux dévot sans scrupule, convoite depuis longtemps la maîtresse du peintre, la belle cantatrice Floria Tosca. Tosca sera le jouet des désirs et de la cruauté de l’implacable Scarpia jusqu’à l’instant où elle aura le courage de le poignarder pour se soustraire à un odieux marchandage. Quand Tosca croit pouvoir s’échapper avec Mario de cet univers de terreur, la mort les rattrape de la manière la plus cruelle.

A propos de sa démarche, le metteur en scène indique: «Je n’ai pas voulu céder à la facilité de présenter le même spectacle à quelques années d’intervalle. Et j’ai donc souhaité me concentrer sur l’action et le drame qui se noue autour des trois personnages principaux». De quoi faire la différence entre les représentations.

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