Précis de déontologie

L’auteur situe d’emblée sa démarche. Il s’agit «d’un manuel de référence» de la déontologie, dans ses segments universel et spécifique. La Déclaration universelle des droits de l’Homme (articles 19-29 et 30) sont pris pour base de référence et d’inspiration en matière de liberté d’expression et la réflexion demeure ouverte pour une meilleure approche «d’ordre éthique et déontologique». Il expose les raisons qui dictent la nécessité d’une éthique journaliste et d’un Code d’honneur de la profession. Parfois imposés au journaliste et/ou média, les repères moraux de la profession peuvent être invoqués par la Justice, en cas de procès, pour juger s’il y a «délit de presse».
M. Naji trace en trace, au sens large, les contours et les confusions qui peuvent en découler. Selon lui, «la déontologie peut précéder la règle de droit, voire lui montrer le chemin». Normes, droits et devoirs de la profession et des professionnels sont étalés pour, surtout, rappeler la responsabilité du journaliste, du patron de presse et du média. La vérification de l’information et son recoupement par la multiplication des sources d’information, desquelles le journaliste et le média doivent être indépendants, se trouvent à la base de cette responsabilité. De plus, la nécessité d’aviser une personne mise en cause, avant la publication de l’information, est indispensable.
Cette démarche évitera bien des injustices. M.Naji se penche ensuite sur les repères en matière d’écriture journalistique. Le fond et la forme sont abordés, en liaison avec les techniques d’écriture des genres, détaillés, et les risques que comporte le traitement généraliste des sujets. D’où la nécessité de la spécialisation et de l’investigation.
Et comme toute profession respectable, le journalisme a besoin d’un «gendarme» contre les dérives et les confusions sur la nature du métier. Le pourquoi de la surveillance explicité, l’auteur énumère les sortes de pressions auxquelles le journaliste est soumis,quotidiennement, avant de penser un mécanisme de veille, destiné à assurer la «conscience individuelle de chaque journaliste».
Surveillance interne et externe, selon un mécanisme précis et mobilisateur, peuvent donner des résultats satisfaisants. Charte déontologique de l’entreprise médiatique ou Conseil de vigilance déontologique, l’essentiel est d’accomplir la noble mission dans le «marché de la vérité», seul «terrain porteur».

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